
© Flickr / Saad Kadhi
L’état de santé des travailleurs de la restauration s’est notablement amélioré. C’est ce que démontre une nouvelle étude.
L’originalité de cette recherche réside dans le fait que, pour la première fois, le niveau de fumée passive inhalée dans une pièce fermée a été mesuré, puis transposé en nombre de cigarettes consommées. L’étude fait suite à l’entrée en vigueur, en 2009, dans le canton de Vaud, de la loi sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Elle a été menée conjointement par la Policlinique médicale universitaire (PMU) de Lausanne et l’Institut universitaire romand de santé au travail (IST). Les résultats de l’impact sur la santé sont très concrets.
Dans l’hôtellerie et la restauration, secteurs de forte exposition à la fumée passive, un serveur non-fumeur inhalait, avant 2009, l’équivalent d’une cigarette et demie en moyenne en une journée, avec des extrêmes pouvant aller jusqu’à six ou huit cigarettes par jour. Après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, les premières améliorations se sont fait sentir pour les fumeurs et non-fumeurs: diminution significative du nombre de cigarettes inhalées passivement, augmentation des capacités pulmonaires, diminution des symptômes irritatifs liés à la fumée passive et sentiment d’être en meilleure forme physique. Finalement, la grande majorité des employés jugent que la loi est bénéfique pour leur santé et sont satisfaits.


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