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| 9.9.2009 - Les singes possèdent un gène particulièrement actif contre la réplication du virus du sida. Découvert chez un singe sud-américain, ce gène correspond à la forme fusionnée de deux gènes dont nous disposons. Une équipe genevoise est parvenue à recréer artificiellement cette fonte génétique dans des cellules humaines. Les chercheurs ont aussi testé la formule sur une souris «humanisée» servant de modèle. Leurs résultats sont encourageants, au point qu’ils dessinent de nouvelles perspectives de thérapies géniques contre le sida.
Avec ses grands yeux à la pupille dilatée, plantés dans une double arcade sourcilière, le singe douroucouli mérite son surnom de « singe hibou ». Mais le petit animal présente une autre caractéristique qui, elle, intéresse la recherche contre le sida : le primate détient un gène codant pour une protéine hautement efficace contre le virus si fatal à l’être humain, un gène repéré en 2004 par des scientifiques américains de l’Université de Columbia. Il s’agissait de l’équipe de Jeremy Luban, aujourd’hui chercheur au Département de biologie et médecine moléculaire de l’UNIGE, où il dirige un laboratoire axé sur les facteurs biologiques de protection contre le HIV. Parmi ceux-ci, certains sont innés, d’autres s’acquièrent par développement de stratégies de défense. Deux gènes fusionnés et une souris humanisée L’espoir des thérapies géniques Parmi lesquels il faut à présent compter ces derniers travaux menés à l’UNIGE, qui s’inscrivent dans la voie étroite des investigations les plus pointues du domaine. Contact Jeremy Luban, email: Jeremy.Luban [at] unige.ch, tél.: +41 22 379 57 20 |
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