Comment les différentes structures présentes dans le noyau de la cellule influencent-elles l'expression des gènes? Jusqu'à maintenant, les chercheurs ne disposaient que d'une approche limitée pour répondre à ce type de question, en raison du manque d'outils d'analyse adéquats. «Etant donné que nos recherches se concentrent sur les différentes structures du noyau et leur fonction, nous voulions pouvoir ôter des protéines ciblées de ce compartiment afin d'en évaluer les conséquences», e xplique le prof. Ulrich Laemmli, membre du Pôle Frontiers in Genetics basé à l'Université de Genève.
Cette approche sophistiquée a été réalisée chez la levure de bière. Ce champignon unicellulaire est en effet souvent utilisé comme organisme modèle, car il fonctionne comme une cellule de mammifère, tout en étant plus simple à manipuler. Les chercheurs ont fabriqué des récepteurs cytoplasmiques capables d'ancrer les protéines nucléaires choisies lorsqu'ils en reçoivent le signal. La liaison entre le récepteur et la protéine est assurée par un système de «velcro» moléculaire à deux composants. Les récepteurs ont été fusionnés avec le premier et les protéines d'intérêt avec le second. La réaction s'enclenche lorsqu'on ajoute un produit chimique qui sert de «colle». Cette technique, qui a fonctionné pour l'ensemble des 43 gènes testés, représente un puissant outil de bio-ingénierie au service de l'étude des fonctions de gènes nucléaires.
Le kit du prof. Laemmli, en principe applicable aux cellules de mammifères, pourrait bien devenir un must d e la recherche en biologie comme en médecine.
Pour plus d'informations à ce sujet, contactez le prof. Ulrich Laemmli au 022 379 61 22 ou à Ulrich.Laemmli [at] unige.ch

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