Des chercheurs ont découvert un mécanisme dans lequel les gènes jouent le second rôle.
Comment expliquer la présence de certaines malformations héréditaires des doigts, sans que les gènes correspondants ne présentent de mutations? Comment rendre compte de la diversité des formes des pattes dans le règne animal? Le groupe de Denis Duboule, directeur du Pôle de recherche national Frontiers in Genetics, a résolu ce mystère, dont les détails sont publiés dans l’édition en ligne du 23 novembre 2011 de la revue Cell. Les gènes ‘architectes’ responsables de la formation des doigts jouent en fait un rôle secondaire, le devant de la scène étant occupé par un long fragment d’ADN jusqu’alors considéré comme ‘désertique’.
Les chercheurs ont révélé que ce brin de génome comporte sept parties qui, en se combinant l’une à l’autre, modulent l’activité des gènes architectes. Du jamais vu. Il s’agit de séquences appelées des amplificateurs (enhancers) qui stimulent l’activité de certains gènes à des moments-clés. ‘Ces sept amplificateurs se combinent en se contactant et c’est la résultante de cette interaction qui préside à la formation des doigts’ explique Denis Duboule.






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