
Photo prise au Pakistan d’une paire de Bufo baturae en accouplement. Le mâle fertilise les oeufs (alignements de boules noires) au fur et à mesure que la femelle les pond © Matthias Stöck, DEE-UNIL
Une étude est parvenue à démontrer qu’une espèce de crapaud vivant dans les déserts d’altitude du Pakistan réussit le tour de force de se reproduire sexuellement, en dépit d’un nombre impair de jeux de chromosomes. Un mode de reproduction a priori unique dans le monde vivant.
Lors d’une reproduction sexuée «standard» de vertébrés, la formation de gamètes -spermatozoïdes chez le mâle et ovules chez la femelle - est réalisée à partir de deux jeux de chromosomes (23 chromosomes par jeu chez les humains, soit un total de 46 chromosomes). Cette étape, appelée méiose, aboutit à une réduction de moitié du nombre de chromosomes contenus dans le noyau des cellules, passant d’un stade diploïde (deux jeux de chromosomes) à un stade haploïde (un seul jeu de chromosomes).
Gérer un jeu de chromosomes supplémentaire
Certaines espèces de vertébrés, notamment chez les poissons et les amphibiens, peuvent néanmoins être dotées d’un troisième jeu de chromosomes, les rendant triploïdes. L’obstacle de la méiose est alors contourné par une reproduction asexuée, ou par différentes formes complexes de reproduction appelées hybridogenèse.





» Share this page: