
Une perte de poids n’est que très rarement couronnée par un succès durable; souvent le poids repris après un régime dépasse même les kilos perdus. L’Université de Fribourg participe à une étude qui explore les causes du tristement célèbre effet yoyo. Son but est de développer un programme thérapeutique pour une perte durable de poids. L’Université de Fribourg prend part à la première étude scientifique de l’espace germanophone sur le thème de la perte de poids durable. Menée par le réseau de compétences Adipositas, soutenu par le Deutsches Bundesministerium für Bildung und Forschung (BMBF), cette étude veut cerner de manière plus précise les mécanismes psychosociaux – encore peu étudiés – liés au maintien réussi ou au regain de poids. Les résultats seront rassemblés dans le registre de contrôle de poids allemand et serviront de base au développement d’un programme thérapeutique efficace pour éviter une nouvelle augmentation. Lutter contre l’effet yoyo«L’enjeu essentiel des thérapies non-chirurgicales de l’obésité ne réside pas dans la perte de poids à court terme, mais plutôt dans la stabilisation du poids désiré», explique Anja Hilbert, professeure de psychologie clinique et de psychothérapie, responsable de la réalisation de cette étude à l’Université de Fribourg. «Chez la plupart des patients, la perte de poids est suivie d’une reprise. Des changements dans les habitudes alimentaires et l’activité physique, indispensables à la stabilisation du poids, semblent difficiles à mettre en place avec les thérapies courantes.» Les patients touchés par le très redouté effet yoyo reprennent souvent très vite un nombre de kilos superflus plus élevé qu’au début de leur thérapie. Ceci a, évidemment, des conséquences au niveau social, médical et parfois même économique. Apprendre des réussites







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