
Les traces de particules jaillissent du cœur de l’expérience ALICE, résultant de l’une des premières collisions à une énergie totale de 7 TeV.
Genève, le 26 juillet 2010. Les premiers résultats produits par le LHC du CERN1 sont actuellement dévoilés à l’ICHEP, la plus grande conférence internationale sur la physique des particules du monde, devant les plus de 1000 participants réunis à Paris. Les porte-paroles des quatre grandes expériences LHC – ALICE, ATLAS, CMS et LHCb – présentent aujourd’hui les mesures résultant des trois premiers mois de fonctionnement du LHC à 3,5 TeV par faisceau, soit une énergie trois fois et demie plus élevée que l’énergie atteinte à ce jour dans un accélérateur de particules.
Ces premières mesures sont l’occasion pour les expériences de redécouvrir les particules qui se trouvent au cœur du Modèle standard, la théorie qui correspond à la compréhension actuelle des particules de matière et des forces s’exerçant sur elles. C’est là une étape essentielle avant de passer à de nouvelles découvertes. Parmi les milliards de collisions déjà enregistrées, certaines contiennent des « candidats » pour le quark top, pour la première fois dans un laboratoire européen.
« Redécouvrir nos vieux amis du monde des particules montre que les expériences du LHC sont bien préparées à l’exploration d’un territoire nouveau, indique Rolf Heuer, directeur général du CERN. Il semble que le Modèle standard répond aux attentes. Maintenant, c’est à la nature de nous montrer ce qu’il y a de nouveau. »
La qualité des résultats présentés à l’ICHEP témoigne de l’excellente performance de la machine LHC et de la grande qualité des données obtenues dans les expériences. Le LHC, qui en est encore à ses débuts, progresse régulièrement, se rapprochant des conditions de fonctionnement finales. La luminosité – qui correspond au taux de collisions - a déjà augmenté d’un facteur de plus de mille depuis fin mars. Ces progrès fulgurants concernant le faisceau du LHC sont aussi impressionnants que la vitesse à laquelle les données résultant de milliards de collision ont été prises en charge par la Grille de calcul mondiale du LHC, qui permet aux données des expériences d’être analysées dans des centres participant au projet à travers le monde.
« En l’espace de quelques jours, nous avons trouvé des W, et ensuite des Z, les deux particules porteuses de la force faible, découvertes ici au CERN, il y a près de 30 ans, souligne Fabiola Gianotti, porte-parole de la collaboration ATLAS, qui compte 3000 personnes. « Grâce aux efforts de toute la collaboration, en particulier des jeunes chercheurs, toutes les opérations - acquisition de données par le détecteur, étalonnage, traitement des données, distribution, et enfin analyse de physique - se sont déroulées rapidement et efficacement. »







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