Près de 7 Fribourgeois sur 10 ont des anticorps contre le virus du COVID-19

Les résultats préliminaires de l’étude Corona Immunitas Fribourg indiquent qu’au mois de juin 2021 près de 73% des Fribourgeois âgés de 20 ans et plus avaient des anticorps contre le virus du COVID-19. Les proportions étaient de près de 69% chez les 20-64 ans et de près de 90% chez les 65 ans et plus. Il n’y a pas de différence entre femmes et hommes. Ces taux relativement élevés s’expliquent par le nombre important de personnes vaccinées, en particulier chez les personnes de 65 ans et plus, mais aussi par l’augmentation du nombre de personnes infectées.

L’étude Corona Immunitas Fribourg, menée par le Laboratoire de Santé des Populations (#PopHealthLab) et l’Institut de Médecine de Famille (IMF), sous l’égide de l’Ecole Suisse de Santé Publique (SSPH+), vise à estimer la proportion de la population du canton possédant des anticorps contre le coronavirus SARS-CoV-2, afin de comprendre comment se développe l’immunité dans la population. Au mois de juin 2021, des résidents du canton de Fribourg ont été tiré au sort pour participer au troisième volet de cette étude. Sur la base des résultats chez les 345 premiers participants, on peut estimer que près de 73% (intervalle de confiance à 95% : 67% à 79%) des Fribourgeois âgés de 20 et plus avaient des anticorps contre le virus de la COVID-19. Les proportions étaient de près de 69% (intervalle de confiance à 95% : 62% à 75%) chez les 20-64 ans et de près de 90% (intervalle de confiance à 95% : 85% à 95%) chez les 65 ans et plus. Il n’y a pas de différence entre femmes et hommes.

Une forte augmentation de la séroprévalence
Après la première vague épidémique, à l’été 2020, la proportion des adultes avec des anticorps était de 8%. Au décours de la 2ème vague, début 2021, cette proportion était de 19%. Depuis lors, l’augmentation considérable de cette proportion s’explique par le nombre important de personnes vaccinées, en particulier chez les personnes de 65 ans et plus, mais aussi par l’augmentation du nombre de personnes infectées. Des analyses complémentaires seront réalisées d’ici septembre permettant de déterminer le rôle de ces facteurs dans l’augmentation de l’immunité de la population. Des comparaisons avec d’autres régions de Suisse seront aussi disponibles.

Augmenter la couverture vaccinale est nécessaire L’augmentation de l’immunité dans la population du canton de Fribourg est réjouissante, ce particulièrement dans la population âgée qui est la plus à risque de complications graves, d’hospitalisations et de décès. Néanmoins, elle ne suffit probablement pas à bloquer la circulation du virus dans la population, comme le suggèrent des observations dans certains pays touchés par de nouvelles vagues épidémiques et où une forte proportion de la population avait été vaccinée. Augmenter la couverture vaccinale est nécessaire pour limiter le risque de nouvelle vague épidémique dans le canton de Fribourg et en Suisse.

L’étude Corona Immunitas Fribourg est réalisée par le Laboratoire de santé des populations ( #PopHealthLab ) et l’Institut de Médecine de Famille ( IMF ) de l’Université de Fribourg, en collaboration avec le laboratoire HFR Fribourg - Hôpital cantonal. Le protocole de recherche a été validé par les commissions d’éthique du canton de Zurich et du canton de Vaud. Cette étude s’inscrit dans le cadre du programme de recherche national Corona Immunitas conduit par l’école Suisse de Santé Publique (SSPH+, www.coronaimmunitas.ch ) et financé par des partenaires privés et publics, notamment l’Office Fédéral de la Santé Publique (OFSP). Dans le cadre de ce programme, plus de 40 études sont menées conjointement, en utilisant les mêmes méthodes, soit au sein de la population générale, soit dans des populations spécifiques. L’étude a été réalisée à trois reprises dans le canton. En juin 2021, 4’076 Fribourgeois de 20 ans et plus ont été choisis au hasard dans la population et invités à participer à cette étude, et 607 ont accepté. Après avoir donné leur accord, les participants ont répondu à un questionnaire et ont eu une prise de sang pour déterminer la présence d’anticorps (IgG anti-spike et IgG anti-NuC). Les résultats présentés ici portent sur les résultats des 345 premiers participants (56% femmes, 44% hommes ; 61% âgés de 20 à 64 ans, 39% de 65 ans et plus).

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