Mode d’emploi pour un doctorat à l’EPFL

© 2021 Adrien Miqueu

© 2021 Adrien Miqueu

L’EPFL a publié un guide des bonnes pratiques à appliquer dans le cadre du doctorat. Un ensemble de règles, de devoirs mais aussi de droits à rappeler autant aux doctorantes et doctorants qu’aux personnes les encadrant, les directrices et directeurs de thèse.

Un doctorat est en grande partie une histoire entre un doctorant ou une doctorante et son directeur ou sa directrice de thèse. De la qualité de cette relation particulière dépendra fortement la qualité du travail produit et le bien-être de tous. Mais entre les us et coutumes, les différentes cultures, les règles tacites et les devoirs clairement établis, il n’est pas toujours évident pour la nouvelle doctorante, le nouveau doctorant de s’y retrouver. Pour la personne l’encadrant le défi tient à la multiplicité des responsabilités, à la pression du résultat, tout en visant à être à jour dans les bonnes pratiques de la direction de thèse.

Après la troisième enquête sur le doctorat en 2019, où l’école doctorale a demandé à ces doctorants et doctorantes leur avis sur leur expérience au sein de l’EPFL, décision a été prise de rédiger un guide des bonnes pratiques à appliquer lors des études doctorales, autant par les candidats que par leurs encadrants. Car si les trois quarts des sondés indiquaient être satisfaits de leur expérience, nombreux étaient les étudiants à ressentir une pression excessive, des symptômes de stress ou de type dépressifs ; certains ne se considéraient pas suffisamment formés en matière de management ou de gestion du projet de thèse.

Clarifier les relations doctorant / directeur de thèse

« L’EPFL a pris conscience de ces questions » précise Marius Burgat, conseiller scientifique et rédacteur principal du guide. Cette prise de conscience s’est fait au travers de l’organe consultatif Cdoct ou conférence des directeurs et directrices de programmes qui rassemble également des représentants des doctorants ». Luisa Lambertini, vice-présidente associée pour l’éducation postgrade, précise : « L’enquête de 2019 et les retours des directeurs de thèse ont souligné la nécessité d’un guide résumant les systèmes, procédures et pratiques du doctorat, qui sont soit énoncés dans différents documents officiels, soit qui n’ont jamais été écrits ».

L’enquête de 2019 et les retours des directeurs de thèse ont souligné la nécessité d’un guide résumant les systèmes, procédures et pratiques du doctorat

Marius Burgat continue : « Le but du guide est d’orienter facilement vers les bonnes ressources et contacts toutes personnes impliquées dans le doctorat, ceci dès le début ou en cours d’activité, mais aussi lorsqu’elles rencontrent des difficultés ». S’orienter au sein des programmes doctoraux, gérer la balance entre travail et santé et prévenir le harcèlement sont ainsi abordés tour à tour du point de vue du doctorant et de celui du directeur de thèse. Un code couleur permet de distinguer à qui les paragraphes sont destinés. « Le doctorant peut ainsi capter ce que son directeur de thèse est invité à mettre en oeuvre, et réciproquement » précise Marius Burgat.

Une vision du doctorat

Le guide est aussi l’occasion d’expliciter clairement la position de l’EPFL sur ce à quoi doivent aboutir les doctorats et quel est leur déroulement. Il s’agit de réaliser une thèse, évidemment, mais pas seulement. Les doctorants ont également besoin de compétences étendues, précise Marius Burgat, allant de la conduite de projets ou le management et d’un réseau professionnel, qui leur seront nécessaire qu’ils poursuivent dans le monde académique ou non. « Ce sont des points dans lesquels les directeurs de thèse doivent également s’investir, rappelle Marius Burgat. »

Un travail en perpétuel développement.

L’élaboration de guide des bonnes pratiques du doctorat a été un vaste travail d’équipe, précise Marius Burgat. Elle a impliqué 4 doctorantes volontaires et plusieurs directrices et directeurs de thèse. « On note l’effort particulier de Alice J. Gillen, doctorante et Jeroen van Hunen, alors Délégué du Vice-Président pour l’école doctorale. Juliane Kuntschen et Anikó Borbély ont finalisé et réalisé tout le travail nécessaire jusqu’à la publication du guide. C’est l’occasion de remercier également de nombreuses personnes et services qui ont apporté leur contribution à l’édifice. » Luisa Lambertini conclut : « Il s’agit d’un document vivant et évolutif. Toute nouvelle contribution provenant de la communauté est la bienvenue. »


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