Salaire brut s’élève à 5979 francs

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Salaire brut s’élève à 5979 francs

Selon les premiers résultats de l’enquête suisse sur la structure des salaires, le salaire médian s’est élevé à 5979 francs bruts par mois en 2010. Sur la période de 2000 à 2010, la rémunération des emplois les plus qualifiés a augmenté plus que celle versée pour les emplois les moins qualifiés. La part de postes rémunérés à moins de 4000 francs bruts se monte à 10,7%. L’écart des salaires entre femmes et hommes a baissé en moyenne de 0,9 point de pourcentage entre 2008 et 2010. Près de 1 salarié sur 3 perçoit un bonus (30,6%).

En 2010, selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), le salaire médian en Suisse s’est élevé à 5979 francs bruts par mois. Les 10% des salariés les moins bien rémunérés ont gagné moins de 3953 francs et les 10% les mieux payés ont reçu un salaire supérieur à 10’833 francs. Sur la période de 2000 à 2010, la hausse des salaires a atteint 12,3% pour les emplois les plus qualifiés alors que les salaires liés aux emplois les moins qualifiés ont augmenté de 9%. Le paysage salarial se différencie fortement selon les activités économiques et la structure générale de qualification des postes occupés. Ainsi, les niveaux de rémunération sont nettement supérieurs au salaire médian dans les branches de la recherche et développement (8498 francs), des télécommunications (8527 francs), de l’administration publique (8743 francs), de l’industrie pharmaceutique (8941 francs) et des banques (9357 francs). Au bas de l’échelle salariale, on trouve l’industrie textile et l’habillement (4877 francs), le commerce de détail (4605 francs), l’hôtellerie-restauration (4106 francs) et les services personnels (3698 francs).

Si l’on tient compte du niveau de qualification du poste occupé, les disparités salariales entre les branches économiques sont encore plus marquées. Pour les emplois les plus qualifiés, les niveaux moyens de rémunération atteignent 14’919 francs dans les assurances, 16’724 francs dans les banques,17’156 francs dans l’industrie pharmaceutique, 22’000 francs dans l’industrie du tabac alors qu’ils se situent, toujours pour le même niveau de qualification, à 10’324 francs dans l’industrie des machines, à 9750 francs dans la santé et à 8138 francs dans la construction. Pour les emplois les moins qualifiés, les écarts salariaux entre les activités économiques existent mais ils sont nettement moins marqués.

Les salaires des cadres supérieurs

Le 10% des cadres supérieurs les mieux rémunérés ont gagné un salaire supérieur à 22’755 francs bruts par mois (contre 24’003 francs en 2008). Les cadres supérieurs les mieux payés sont actifs dans des branches à très forte valeur ajoutée telles que les activités auxiliaires des services financiers (42’668 francs bruts par mois), l’industrie pharmaceutique (43’163 francs) ou encore l’industrie du tabac (46’315 francs). Il est à noter que leur rémunération a fortement baissé (-28,5%) entre 2008 et 2010 dans les banques passant de 58’792 francs à 42’063 francs. Suite aux mesures prises pour revaloriser les postes des cadres au sein de l’administration publique (Confédération), la rémunération du haut management a connu une hausse de 3,2% passant de 19’523 francs à 20’152 francs.

Bas salaires

Le taux des salaires inférieurs à 4000 francs bruts par mois pour un temps plein a continué de baisser: il atteignait 12,4% en 2008 pour se situer à 10,7% en 2010. Le nombre d’emplois à bas salaires varie toujours fortement selon les branches économiques. En effet, ils représentent 21,9% dans le commerce de détail, 43,9% dans l’hôtellerie-restauration et 58% dans les services personnels, contre 7,3% dans la métallurgie, 2,9% dans l’industrie chimique et 1,2% dans les télécommunications. Près de 65% des postes à temps complet dont le salaire est inférieur à 4000 francs bruts par mois sont occupés par du personnel féminin.

Salaires des femmes et des hommes

Entre 2008 et 2010, les différences de salaires entre femmes et hommes ont diminué de 0,9 point de pourcentage passant de 19,3% à 18,4%. Une partie de cet écart s’explique objectivement par des structures différentes par exemple au niveau de la qualification du poste occupé, ou des années de services. Il faut cependant noter, que même à profil équivalent, les niveaux de salaires des femmes restent souvent inférieurs à ceux versés à leurs collègues masculins. Ainsi par exemple, les employées au bénéfice d’une formation universitaire et occupant un poste de cadre gagnent en moyenne 29,1% de moins que les employés masculins ayant le même profil. Ces écarts salariaux entre les sexes se retrouvent également si l’on considère le bas de l’échelle des salaires : par exemple la rémunération des hommes appartenant à la classe d’âge 20-29 ans et qui occupent les postes les moins qualifiés est supérieur de 9,2% à celui des femmes appartenant à la cette même catégorie.

Les bonus

La distribution de bonus (paiement annuel venant s’ajouter au salaire fixe) concerne près de 1 salarié sur 3 en 2010 (30,6%). On peut relever que la part des salariés touchant cette forme de rémunération complémentaire n’a cessé d’augmenter depuis 1998 (21,8%). En 2010, la valeur moyenne des bonus (pour une année de travail) versés aux salariés occupés à plein temps a baissé et ce, pour la première fois depuis 10 ans en atteignant 13’188 francs contre 15’228 francs en 2008. La valeur annuelle des bonus varie considérablement selon les branches et le niveau de qualification requis par le poste occupé. Ainsi, le montant annuel (moyen) du bonus atteint 4080 francs dans la métallurgie, 6684 francs dans l’industrie des machines, 15’828 francs dans la recherche et le développement et 35’700 francs dans les banques. Si l’on considère les emplois les mieux qualifiés, le montant des bonus annuels s’élève à 31’764 francs dans la recherche et le développement, 65’748 francs dans le commerce de gros et 125’616 francs dans les activités auxiliaires des services financiers (bourses, gestion de fonds).

La rémunération de la main d’oeuvre suisse et étrangère

Parmi les emplois les plus qualifiés, les étrangers gagnent en moyenne des salaires plus élevés que leurs collègues de nationalité suisse. Ces derniers perçoivent un salaire de 11’026 francs alors que les détenteurs d’un permis d’établissement gagnent 12’303 francs, d’un permis de courte durée 15’100 francs et d’un permis de séjour 13’650 francs. Seule la catégorie des travailleurs frontaliers gagne légèrement moins (10’931 francs). Parmi les postes de travail à bas niveau de qualification, les employés suisses reçoivent une rémunération en moyenne supérieure de +2,9% par rapport aux titulaires de permis d’établissement, de +7,8% par rapport aux frontaliers, de +13,6% par rapport aux titulaires de permis de séjour et de +22,3% par rapport aux bénéficiaires de permis de courte durée.

CW

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