16% des levées de fonds en Suisse sont obtenus par des start-up EPFL

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Les start-up de l'École, dont beaucoup sont basées au parc d'innovation

Les start-up de l'École, dont beaucoup sont basées au parc d'innovation du campus, ont levé 16% des fonds en Suisse © 2019 Alain Herzog

Pour la première fois en 2018, les investissements effectués dans les start-up suisses ont dépassé le milliard de francs d’investissement. Avec 217 millions, les jeunes pousses liées à l’EPFL cumulent plus d’un sixième du total.

La Suisse a été prospère l’année dernière. Les investissements dans des entreprises du pays a dépassé pour la première fois la barre du milliard de francs. D’après la récente analyse de Startupticker, un site indépendant d’information en ligne autour des start-up suisses, 1236 millions de francs ont été levés, soit 31,8 % de plus que l’année dernière. Si Zurich réussit la plus belle augmentation et grimpe à la première place du classement des régions, le canton de Vaud se place en seconde position avec plus de 20% du total, soit 267,5 millions. Il descend donc d’une marche après avoir trusté la première place du podium durant les quatre années précédentes. Principal hub de start-up du canton, l’EPFL cumule à elle seule 217 millions - dont les 20 millions de Cellestia Biotech, spin-off basée à Bâle - et représente ainsi plus de 16% du total. Les quatre cantons leaders de la scène suisse sont donc Zurich, Vaud, Bâle-Ville et Zoug.

Quatre spin-off de l’EPFL, c’est-à-dire des entreprises fondées autour de technologies issues des laboratoires de l’École, se placent dans le top 20 des plus grosses levées de fonds helvétiques : Nexthink (84,2 millions), Cellestia Biotech (20), Abionic (20), Kandou Bus (14,9). Une dizaine d’autres sociétés a levé plus de 8 millions.

Sur le plan international, l’Angleterre et l’Allemagne sont les nations championnes d’Europe de l’investissement avec respectivement 2,6 et 2,3 milliards de francs cumulés par les 20 levées de fonds les plus importantes. En Suisse, les 20 meilleures opérations ont rapporté entre 500 et 700 millions de francs - un résultat comparable à la Suède ou la Hollande. Contrairement à l’Israël, la France ou l’Allemagne où l’argent tend à gonfler le secteur des technologies de l’information et de la communication, les investissements sont beaucoup plus équitablement répartis en Suisse. Startupticker estime d’ailleurs que la Suisse « est bien préparée en matière de Deeptech - ces projets ambitieux qui innovent en repoussant les frontières technologiques et révolutionnent nos habitudes dans de vastes domaines tels que lutte contre le cancer, industrie, réchauffement climatique etc. », précise startupticker dans son communiqué.