BASF maintient la forte évolution du chiffre d’affaires au troisième trimestre 2021

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  • Croissance notable du chiffre d’affaires de 42 % à 19,7 milliards d’euros
  • EBIT avant effets exceptionnels en forte hausse à 1,9 milliard d’euros
  • Perspectives 2021 revues à la hausse et comprises entre 76 et 78 milliards d’euros pour le chiffre d’affaires et entre 7,5 et 8,0 milliards d’euros pour l’EBIT avant effets exceptionnels


Au troisième trimestre 2021, la forte évolution des activités du groupe BASF s’est poursuivie. La demande en produits BASF est restée stable au cours de l’été. « Cette évolution nous a permis de continuer à croître de manière rentable », a indiqué Martin Brudermüller, président du directoire de BASF, qui a présenté avec Hans-Ulrich Engel, directeur financier de BASF, les résultats du troisième trimestre. « Par rapport au troisième trimestre de l’année précédente, nous avons pu augmenter les prix de 36 % et accroître les volumes de 6 % », a indiqué Martin Brudermüller.

Le chiffre d’affaires, qui s’établit à 19,7 milliards d’euros, a dépassé de 5,9 milliards d’euros la valeur enregistrée au même trimestre de l’année précédente. Cette évolution est essentiellement due à une progression des prix dans tous les segments, notamment dans Chemicals, Surface Technologies et Materials. Une forte augmentation des ventes dans quasiment tous les segments a par ailleurs favorisé la croissance du chiffre d’affaires.

Le résultat des activités d’exploitation (EBIT) avant effets exceptionnels s’est établi à 1,9 milliard d’euros, dépassant de 1,3 milliard d’euros celui enregistré au troisième trimestre de 2020. Cette progression est due à la forte augmentation de l’EBIT avant effets exceptionnels du segment Chemicals. La nette augmentation des résultats des segments Materials et Industrial Solutions ainsi que des Autres activités ont également contribué à l’augmentation du résultat. En revanche, les contributions au résultat des segments Agricultural Solutions, Surface Technologies et Nutrition & Care ont considérablement diminué. « Caractérisée par les fortes contributions au résultat des segments Chemicals et Materials, la répartition des contributions au résultat du troisième trimestre a été comparable à celle du deuxième trimestre 2021 », a indiqué Martin Brudermüller. « Nos activités en aval continuent d’être confrontées à la hausse ininterrompue du coût des matières premières, de l’énergie et du fret. Les augmentations des prix dans la plupart des activités en aval n’ont permis que de compenser partiellement cet accroissement des coûts. »

Les effets exceptionnels de l’EBIT se sont élevés à moins 43 millions d’euros au troisième trimestre 2021. Les dépenses ont résulté essentiellement des mesures structurelles, des désinvestissements et des coûts d’intégration. Les autres rendements ont produit un effet contraire. L’année précédente, des effets exceptionnels à hauteur de moins 3,2 milliards d’euros, dus essentiellement à des rectifications de valeurs dans tous les segments et à des restructurations, ont été enregistrés.

L’EBIT, qui ressort à 1,8 milliard d’euros, s’est établi à un niveau nettement supérieur à la valeur enregistrée au même trimestre de l’année précédente (moins 2,6 milliards d’euros). Le résultat y contenu provenant des entreprises intégrales, qui sont portées au bilan selon la méthode de la mise en équivalence, a progressé de 144 millions d’euros pour atteindre 200 millions d’euros, notamment en raison de l’augmentation de la contribution au résultat de BASF-YPC Company Ltd., Nanjing/Chine.

Par rapport au troisième trimestre 2020, le résultat des activités d’exploitation avant amortissements et effets exceptionnels (EBITDA avant effets exceptionnels) a augmenté de 1,2 milliard d’euros pour s’établir à 2,8 milliards d’euros et l’EBITDA a progressé de 1,7 milliard d’euros pour ressortir à 2,7 milliards d’euros.

Par rapport à la même période de l’année précédente, le résultat après impôts et participations minoritaires s’est accru de 3,4 milliards d’euros, pour s’établir à 1,3 milliard d’euros. Le résultat par action s’est élevé à 1,36 euro au troisième trimestre 2021 (contre moins 2,31 euros au même trimestre de l’année précédente). Le résultat par action en données corrigées des effets exceptionnels et des amortissements sur les actifs incorporels est ressorti à 1,56 euro (contre 0,60 euro au même trimestre de l’année précédente).

Au troisième trimestre 2021, le flux de trésorerie des activités d’exploitation s’est établi à 1,9 milliard d’euros, en baisse de 204 millions d’euros par rapport au même trimestre de l’année précédente. Le flux de trésorerie disponible a reculé de 287 millions d’euros par rapport au même trimestre de l’année précédente, en raison essentiellement de la diminution du flux de trésorerie des activités d’exploitation, pour s’établir à 1,1 milliard d’euros.

Perspectives du groupe BASF pour 2021

Après le fort recul de l’activité économique subi l’année précédente, la reprise de l’économie mondiale s’est poursuivie au troisième trimestre 2021. La dynamique de croissance a cependant fléchi par rapport au trimestre précédent en raison des difficultés d’approvisionnement dont souffrent de nombreuses chaînes de valeur de l’industrie de transformation. Les nouvelles interruptions de la production et de la logistique en Asie en raison de la pandémie ont exacerbé dans le monde entier la pénurie de produits semi-finis. L’industrie automobile mondiale notamment a été touchée par une pénurie de puces électroniques, qui a entraîné des réductions considérables de la production. En outre, des coupures de courant dans certaines provinces chinoises ont entravé la fabrication, notamment dans les secteurs industriels grands consommateurs d’énergie. Malgré le fait que la hausse des prix de l’énergie ait frappé non seulement les entreprises, mais également les consommateurs finaux, la demande mondiale en biens de consommation durables est restée stable.

BASF prévoit que les difficultés d’approvisionnement continueront à peser sur la reprise de l’économie mondiale au quatrième trimestre 2021. Les prévisions en matière de conjoncture économique mondiale pour l’année 2021 ont par conséquent été légèrement ajustées comme suit (les valeurs de la production industrielle et chimique ont été arrondies à un demi-point de pourcentage ; les anciennes prévisions sont indiquées entre parenthèses) :

  • Croissance du produit intérieur brut : +5,3 % (+5,5 %)
  • Croissance de la production industrielle : +6,0 % (+6,5 %)
  • Croissance de la production chimique : +6,0 % (+6,5 %)
  • Cours du change moyen du dollar américain : 1,20 USD pour 1 ¤ (inchangé)
  • Prix du pétrole (brent) de 70 USD/baril en moyenne annuelle (65 USD/baril)


En raison de la poursuite de l’évolution favorable des activités du groupe BASF et de la persistance prévue d’une demande forte, notamment dans les segments Chemicals et Materials, les prévisions pour l’exercice 2021 ont été révisées à la hausse conformément aux prévisions du marché (anciennes prévisions du rapport financier semestriel 2021 entre parenthèses) :

  • Augmentation du chiffre d’affaires à une valeur comprise entre 76 milliards d’euros et 78 milliards d’euros (74 milliards d’euros et 77 milliards d’euros)
  • EBIT avant effets exceptionnels entre 7,5 milliards d’euros et 8,0 milliards d’euros (7,0 milliards d’euros et 7,5 milliards d’euros)
  • Retour sur capitaux investis (Return on Capital Employed, ROCE) compris entre 13,2 % et 14,1 % (12,1 % et 12,9 %)
  • Augmentation du chiffre d’affaires des produits Accelerator à une valeur comprise entre 21,5 milliards d’euros et 22,5 milliards d’euros (21,0 milliards d’euros et 22,0 milliards d’euros)
  • Stabilisation des émissions de CO2 à une valeur comprise entre 20,5 millions de tonnes et 21,5 millions de tonnes (inchangée)


 

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