Le Conseil fédéral approuve le rapport sur l’encouragement précoce du langage en Suisse

  -  Deutsch  -  Français   -  Italiano
Le 29 juin 2022, le Conseil fédéral a approuvé le rapport sur l’encouragement précoce du langage. Celui-ci précise le concept de l’encouragement précoce du langage et donne une vision d’ensemble des pratiques cantonales en la matière. Dans le même temps, il examine les bases légales relatives à la politique de l’enfance et de la jeunesse - qui comprend l’encouragement du langage - et la répartition des compétences entre les communes, les cantons et la Confédération. Le rapport montre qu’un soutien à l’encouragement précoce du langage devrait en premier lieu passer par un soutien aux structures ordinaires et par des offres d’éducation de la petite enfance.

En réponse à la motion 18.3834 de l’ancien conseiller national Christoph Eymann, le rapport sur l’encouragement précoce du langage en Suisse fait suite à un mandat du Parlement visant à examiner les mesures et les moyens permettant d’améliorer l’intégration des enfants allophones et leurs chances de mener une scolarité réussie. Il résume les recommandations proposées sur la base d’une étude scientifique réalisée par la Haute école pédagogique de Saint-Gall en collaboration avec l’Université de Genève et le bureau d’étude et de conseil INFRAS, sur mandat du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation. En outre, il donne un aperçu des mesures fédérales relatives à l’encouragement précoce du langage et présente des possibilités de développement. Les auteurs de l’étude recommandent notamment une approche universelle en matière d’encouragement des compétences langagières et communicatives, c’est-à-dire qui prenne en considération tous les enfants en âge préscolaire. Cet encouragement devrait être intégré dans les activités quotidiennes des enfants et avoir lieu principalement dans les structures d’accueil. Dans cette perspective, il serait donc nécessaire de mettre en place à l’intention du personnel d’encadrement de ces structures, des offres de formations initiale et continue qui soient davantage axées sur l’encouragement du langage.

Dans le système fédéraliste suisse, la politique de la petite enfance, en tant que composante de la politique de l’enfance et de la jeunesse, relève en priorité de la compétence des cantons et des communes. Il en va de même pour l’encouragement précoce du langage, notamment pour les enfants en âge préscolaire. Ainsi, la Confédération tient un rôle subsidiaire dans ce domaine. L’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) coordonne les tâches au niveau fédéral tout en assurant l’échange d’informations et d’expériences entre les différents services fédéraux. D’autres offices fédéraux peuvent allouer des contributions en vertu de lois spéciales pour soutenir les cantons et les communes ou d’autres partenaires dans leur tâche d’encouragement précoce du langage. C’est notamment le cas du Secrétariat d’État aux migrations dans le cadre de la politique en matière d’intégration, de l’Office fédéral de la culture dans le cadre de la politique linguistique et du Bureau fédéral de l’égalité pour les personnes handicapées.

Des études scientifiques montrent que les enfants allophones apprennent la langue locale et s’intègrent plus rapidement en fréquentant des structures d’accueil extrafamiliales telles que les crèches et les groupes de jeu. De manière générale, l’encouragement précoce du langage fait partie de l’éducation non formelle de la petite enfance. Elle contribue au développement des enfants et de leurs capacités langagières et communicatives. De nombreuses études mettent en évidence une corrélation entre la fréquentation de structures d’accueil extrafamiliales et la réussite scolaire. L’encouragement précoce du langage devrait donc en premier lieu passer par un soutien aux structures ordinaires et par des offres d’éducation de la petite enfance.

Ce site utilise des cookies et des outils d'analyse pour améliorer la convivialité du site. Plus d'informations. |