Le SwissFEL a été inauguré

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Joël Mesot, directeur du PSI, accueille les invités et remercie le syndic de Wür

Joël Mesot, directeur du PSI, accueille les invités et remercie le syndic de Würenlingen André Zoppi de son soutien. (Photo: Institut Paul Scherrer/Markus Fischer)

Aujourd’hui, 5 décembre 2016, le PSI a solennellement inauguré son nouveau grand instrument de recherche, le SwissFEL, en présence du président de la Confédération Johann Schneider-Ammann. Le laser à rayons X à électrons libres de Suisse laisse présager des percées scientifiques qui permettront des avancées importantes dans le domaine des technologies de l’énergie, de l’environnement et de l’information, ainsi que dans le domaine de la santé.

La SwissFEL est le projet le plus ambitieux que nous ayons jamais réalisé au PSI, a déclaré Joël Mesot, directeur du PSI, en ouvrant la cérémonie. Un projet qui n’aurait pas été possible sans l’engagement des collaborateurs, ni le soutien essentiel de l’industrie, qui a fourni les composants clés pour le SwissFEL, et du politique à tous les niveaux – fédéral, cantonal et communal. Afin de remercier tout particulièrement la commune de Würenlingen de son soutien, car c’est dans sa forêt que le SwissFEL a été bâti, Joël Mesot a remis une coupelle de cuivre de l’accélérateur linéaire au syndic André Zoppi: ce composant de haute précision a été produit par l’industrie pour le SwissFEL. André Zoppi a souligné, lui aussi, à quel point la collaboration avait été positive et a ajouté: Le Conseil communal a offert sa collaboration et son soutien en raison de l’importance du SwissFEL.
Actuellement, il n’existe au monde que trois autres installations comme le SwissFEL. Ce dernier jouera donc un rôle important pour la recherche internationale. Comme la Source de Lumière Suisse SLS, le SwissFEL attirera des chercheurs de pointe de Suisse et du monde entier, a assuré Roger Falcone, de l’Université de Californie à Berkeley. Je vis aujourd’hui l’un de mes plus beaux moments depuis que je suis conseiller d’Etat du canton d’Argovie, a avoué Alex Hürzeler, conseiller d’Etat du canton d’Argovie, non sans émotion. Avant de souligner le bénéfice que représente le SwissFEL pour l’Argovie, en tant que place de haute technologie, mais aussi pour toute la Suisse: Le SwissFEL contribue à renforcer la position de la Suisse comme moteur d’innovation. Le conseiller d’Etat a toutefois insisté sur la nécessité de ne pas relâcher les efforts pour continuer à figurer parmi les meilleurs au niveau mondial.
La question de ce qu’il faudrait faire pour que la Suisse conserve, voire améliore encore sa position dans le peloton de tête en matière de recherche et d’innovation, tel était le sujet de la table ronde qui a suivi. Intitulée La recherche et l’innovation sont des facteurs essentiels pour l’avenir de la Suisse. En faisons-nous assez? et animée par Beatrice Tschanz, la discussion a réuni Peter Allenspach, membre de la Direction du PSI, Michael Hennig, CEO de leadXpro, Urs Hofmann, conseiller d’Etat du canton d’Argovie, Jasmin Staiblin, CEO d’Alpiq, et Fritz Schiesser, président du Conseil des EPF. Les participants se sont tous accordés sur un point: la mise en place d’infrastructures de recherche comme le SwissFEL suppose de bonnes conditions cadres, une étroite collaboration entre recherche et industrie – comme celle qui doit être encouragée avec le PARK INNOVAARE sis au PSI –, un engagement en faveur de la recherche fondamentale pour qu’elle puisse servir de base aux idées disruptives, mais également le courage de soutenir des idées innovantes dès leurs tout débuts.
Le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann a lui aussi souligné l’importance de la recherche et de l’innovation pour la Suisse lors de l’allocution qui a suivi. Il a comparé le laser suisse à rayons X à électrons libre au tunnel de base du Saint-Gothard, inauguré également en 2016: Les deux tunnels sont considérés comme des prouesses techniques, a-t-il relevé. Les deux tunnels recèlent beaucoup de savoir-faire suisse et, avec ces deux tunnels, nous nous aventurons en territoire inconnu. La Suisse, a-t-il encore rappelé, attache une grande importance à l’excellence de ses infrastructures. A ses yeux, c’est entre autres pour cette raison qu’elle figure régulièrement dans le peloton de tête des différents classements d’innovation. Les chefs de projets du SwissFEL, Rafael Abela et Hans Braun, ont ensuite guidé les invités durant la cérémonie d’inauguration. Après de nombreuses années de planification, de construction et d’installation, une nouvelle ère démarre pour le SwissFEL au PSI: le temps des moissons scientifiques est devant nous, a déclaré Rafael Abela. Clou de la cérémonie: le moment où le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann et le directeur du PSI Joël Mesot ont appuyé ensemble sur le bouton rouge et ainsi mis symboliquement en service le laser à rayons X à électrons libres SwissFEL.
A propos du SwissFEL
Le SwissFEL fait partie d’une nouvelle génération de sources de lumière de type rayons X. Les lasers à rayons X à électrons libres produisent des impulsions très courtes de rayons X ayant les propriétés du laser. Le SwissFEL permettra aux chercheurs de suivre des processus extrêmement rapides comme l’apparition de nouvelles molécules lors de réactions chimiques, de déterminer en détail la structure de protéines du vivant ou de comprendre la composition exacte de matériaux. Les premières expériences pilotes sont planifiées pour 2017. Les coûts du SwissFEL s’élèvent à environ 275 millions de francs et sont en majeure partie supportés par la Confédération. Le canton d’Argovie participe au financement à hauteur de 30 millions de francs pris sur son fonds Swisslos.
Texte: Institut Paul Scherrer/Martina Gröschl

L’Institut Paul Scherrer PSI développe, construit et exploite des grandes installations de recherche complexes et les met à la disposition de la communauté scientifique nationale et internationale. Les domaines de recherche de l’institut sont centrés sur la matière et les matériaux, l’énergie et l’environnement ainsi que la santé humaine. La formation des générations futures est un souci central du PSI. Pour cette raison, environ un quart de nos collaborateurs sont des postdocs, des doctorants ou des apprentis. Au total, le PSI emploie 2000 personnes, étant ainsi le plus grand institut de recherche de Suisse. Le budget annuel est d’environ CHF 370 millions. Le PSI fait partie du domaine des EPF, les autres membres étant l’ETH Zurich, l’EPF Lausanne, l’Eawag (Institut de Recherche de l’Eau), l’Empa (Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche) et le WSL (Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage).
(Mise à jour: mai 2016)