Les axes forts du nouveau Rectorat de l’Université de Genève

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Le Rectorat de l'UNIGE pour la période 2024-2028 (de gauche à droite): Marti
Le Rectorat de l'UNIGE pour la période 2024-2028 (de gauche à droite): Martine Collart, Edouard Gentaz, Sébastien Castelltort, Audrey Leuba, Didier Raboud, Stéphane Berthet, François Bellanger, Juliane Schröter. © Niels Ackermann

Première rectrice de l’Université de Genève, Audrey Leuba présente les axes forts de son début de mandat à la tête de l’institution. Le vivre ensemble, l’excellence et l’employabilité seront au coeur de l’action du nouveau Rectorat.

Entré en fonction le 1er avril 2024 pour une durée de quatre ans, le nouveau Rectorat reflète par sa composition la diversité qui caractérise l’Université de Genève. Première femme nommée à ce poste depuis la création de l’institution en 1559, la rectrice Audrey Leuba s’est entourée d’une équipe où se mêlent les facultés d’origine, les genres et les âges. Les dicastères ont été repensés pour favoriser des approches collégiales et transversales sur des thèmes tels que le vivre ensemble, l’intelligence artificielle ou les nouveaux modes de transmission des savoirs.

Premier axe fort, le vivre ensemble

’Le vivre ensemble, auquel un nouveau dicastère est dédié, n’est pas une simple expression, c’est une volonté centrale de mon mandat aux implications très concrètes qui nous permettront de relever les défis qui se présentent à nous et de répondre aux attentes de notre communauté’, souligne Audrey Leuba, rectrice de l’Université de Genève. Un effort particulier sera ainsi porté sur l’offre de places en crèche et de logements étudiants. La lutte contre les discriminations de toute nature, contre la précarité estudiantine et pour l’amélioration des conditions de travail et d’études fait aussi partie de ce vivre ensemble. ’Nous voulons garantir à toutes et tous les membres de notre communauté l’accessibilité des locaux et des prestations, indépendamment des questions de genre, de culture, d’origine, de handicap visible ou non’, détaille Edouard Gentaz, vice-recteur en charge du vivre ensemble.

Ces actions renforceront le sentiment d’appartenance à l’institution. Des mesures à court terme permettront de regrouper toute l’offre destinée à la communauté de l’Université de Genève, culturelle, associative, sportive, de poursuivre l’adaptation des bâtiments existants et de renforcer leur intégration dans les quartiers où ils se trouvent.

Deuxième axe fort, l’excellence

L’Université doit préserver et développer l’excellence de sa recherche en stimulant l’innovation, en renforçant son attractivité et l’accompagnement des chercheuses et chercheurs, et en renforçant ses collaborations internationales, en Europe comme dans les pays du Sud.

’L’Université participe à différents réseaux universitaires internationaux forts, notamment européens comme l’Alliance 4EU+ ou la LERU. De plus, les partenariats qu’elle entretient avec des institutions à travers le monde offrent à nos étudiantes et étudiants, comme à nos chercheuses et chercheurs, des opportunités supplémentaires de mobilité et de collaborations’, illustre Stéphane Berthet, vice-recteur en charge des relations internationales et interinstitutionnelles.

Ses infrastructures et équipements de recherche, à la pointe dans de nombreux domaines, attirent à Genève des profils très qualifiés dont les compétences profitent à la cité, à son économie, à son système de santé, à sa position en tant que centre du multilatéralisme. ’Les problèmes auxquels nous faisons face sont complexes et nécessitent une approche dans laquelle les sciences humaines et les sciences exactes travaillent ensemble pour la société’, insiste Sébastien Castelltort, vice-recteur en charge de la recherche et de la durabilité.

L’excellence, c’est aussi celle de l’enseignement dont le contenu comme la forme doivent répondre aux besoins actuels de la société. ’Nous devons penser les équilibres entre l’enseignement en présentiel et à distance, en distinguant clairement les enjeux de l’enseignement de ceux de l’évaluation. C’est une nécessité si nous voulons répondre aux attentes de la nouvelle génération’, explique Martine Collart, vice-rectrice en charge de l’enseignement. L’Université doit adapter son offre à des parcours moins linéaires, par exemple par le biais de microcertifications.

L’excellence, c’est enfin l’excellence démocratique qui permet la pleine participation des membres de la communauté.

Troisième axe fort, l’employabilité

La possibilité pour les diplômées et diplômés de s’insérer facilement sur le marché du travail est le reflet direct de la bonne intégration de l’Université de Genève dans la cité. La qualité des liens entretenus avec les entreprises, les institutions, les associations professionnelles et les organisations internationales doit permettre de développer l’offre de stages intégrés dans les cursus et reconnus par des crédits. La mise à niveau constante des compétences, à travers l’apprentissage tout au long de la vie, comme l’accompagnement des carrières non-linéaires ou des réorientations font aussi partie des priorités.

L’Université de Genève, actrice des transformations liées à l’IA

Le développement de l’intelligence artificielle générative est à la fois un immense défi et une formidable opportunité pour nos sociétés comme pour l’Université. Dans ce domaine, la responsabilité d’une institution d’enseignement et de recherche est triple: développer une IA au service de la science, en la croisant avec d’autres domaines de recherche; former la communauté et l’accompagner dans son appropriation des outils de l’IA et enfin contribuer à une réflexion critique et éthique sur l’IA. ’Nous devons penser son impact sur la société en tirant parti de notre polyvalence’, souligne Juliane Schröter, vice-rectrice en charge du numérique et de l’IA.

’Par l’apport de son expertise partout où cela est nécessaire, l’Université peut aider à la prise de décision. Les crises sanitaire ou climatique ont montré tout ce que la science peut apporter pour éclairer les prises de décisions politiques’, rappelle Audrey Leuba. ’Nos responsabilités envers la société sont importantes. Nous devons participer à une meilleure compréhension des enjeux dans toutes leurs dimensions et développer les outils dont la société a besoin.’

16 avr. 2024