Un nouveau test estime l’immunité contre le SARS-CoV-2

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Priscilla Turelli (à g.) et Charlène Raclot analysent l'évolution des échant

Priscilla Turelli (à g.) et Charlène Raclot analysent l'évolution des échantillons. © EPFL / Alain Herzog 2021

Le CHUV et l’EPFL ont uni leurs forces pour mettre au point un nouveau test sérologique particulièrement sensible pour quantifier les anticorps neutralisants contre le SARS-CoV-2. Les résultats de ces recherches, publiés dans la prestigieuse revue scientifique Science Translational Medicine, offrent des perspectives réjouissantes pour le suivi de l’immunité protectrice conférée par l’infection et/ou les vaccins au sein de la population. Ce test permet de mesurer l’efficacité de la protection contre les différents variants du virus et de suivre leur persistance au cours du temps.

Les tests sérologiques permettent de détecter dans le sang d’une personne la présence d’anticorps contre un agent infectieux comme le SARS-CoV-2. Certains de ces anticorps sont simplement la marque d’une exposition préalable au virus ou au vaccin, alors que d’autres, dits neutralisants, sont les agents d’une immunité protectrice contre l’infection ou la réinfection.

Dans le cas de SARS-CoV-2, les anticorps neutralisants sont dirigés contre la protéine virale Spike, la clef qui permet au virus d’entrer dans la cellule via sa liaison à un récepteur (ACE2) présent à la surface des cellules du système respiratoire.

Ces travaux ont été menés par les équipes du Service d’immunologie et allergie du CHUV, dirigées par le Pr Giuseppe Pantaleo et le Dr Craig Fenwick, ainsi que par le Laboratoire de virologie et de génétique de l’EPFL, placé sous la houlette du Pr Didier Trono et la Dre Priscilla Turelli. Les chercheurs ont développé un nouveau test sérologique capable de mesurer avec grande précision et sensibilité la capacité d’un sérum de bloquer l’interaction entre une forme trimérique de la protéine Spike, telle qu’on la trouve à la surface du virus, et la molécule ACE2. Ce test complète l’arsenal diagnotique en développement à l’EPFL et qui comprend aussi le dispositif microfluidique présenté il y a deux mois. 

Les chercheurs ont démontré que ce test est facile à utiliser à grande échelle puisqu’une simple prise de sang suffit. Il permet d’analyser si la personne testée est immunisée contre les divers variants du virus. Le développement rapide du nouveau test a été rendu possible grâce à l’utilisation des plateaux technologiques développés et soutenus depuis de nombreuses années par le Swiss Vaccine Research Institute.

Le test sérologique peut être réalisé dans les laboratoires du Service d’immunologie du CHUV sur demande d’un médecin. D’un coût de 100 francs, il n’est pour le moment pas pris en charge par l’assurance-maladie.

Communication CHUV / EPFL


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