2019, une année en fanfare

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En 2019, l’EPFL a célébré son 50e anniversaire avec des festivités sur douze mois. L’année écoulée a aussi été marquée par de la science bien sûr, mais aussi des initiatives novatrices, des réalisations brillantes et de nombreux succès.

Si le temps ne s’arrête pas le 31 décembre, à cette date sonne l’heure du bilan. Pour l’EPFL, que retenir de l’année qui s’achève’ Tout bien entendu! A commencer par des événements à foison qui ont célébré les 50 ans de la fédéralisation de l’Ecole. S’ajoutent toute la science produite par les chercheurs, les exploits des étudiants, les nouvelles initiatives éducatives ou de recherche, les succès des jeunes entrepreneurs et les récompenses en tout genre. Opérer une sélection reste un tantinet arbitraire et forcément incomplet. Toutefois, voici quelques éléments saillants, particuliers à cette année écoulée.

Commençons par la recherche. La robotique, l’intelligence artificielle et les solutions énergétiques ont particulièrement été mises en valeur cette année. Le bestiaire est fabuleux: des microrobots élastiques biocompatibles, celui qui reproduit la démarche d’un animal fossilisé, des robots de gomme qui stimulent les tissus, des robots qui font dialoguer les abeilles et les poissons, des robots-fourmis qui communiquent ensemble, des robots-mouches conçus par l’intelligence artificielle et un robot-insecte résistant aux... tapettes à mouches.

Des panneaux photovoltaïques qui profitent la neige en haute montagne, des bateaux de croisière moins gourmands, des bâtiments générateurs d’énergie, de l’hydrogène en concentrant la lumière du soleil, des boues d’épuration transformées en énergie et en sels minéraux, des cellules pérovskites testées en conditions réelles... la recherche en énergie a été prolixe.

De l’intelligence artificielle, il y en a pour sauver les abeilles, prédire où et quand tombera la foudre, de la sécurité informatique pour en découvrir des failles, des algorithmes pour étudier la dynamique des structures en réseau en utilisant Wikipédia, un autre pour observer les influences externes sur les médias, un logiciel pour démasquer les deepfake et des outils de big data pour faire progresser la médecine.

On n’oubliera pas non plus un béton léger et résistant, un composite de haute performance qui se répare tout seul, la photonique pour détecter les maladies depuis chez soi, un réseau organométallique qui imite l’ADN, une puce qui mesure le vide, des avancées fondamentales dans la compréhension des tumeurs, la bio-impression de tissus vivants et la modélisation du vol des graines de pissenlits.

Outre les chercheurs, les étudiants ont également fait briller l’Ecole bien au-delà de ses murs. En juillet, à Los Angeles, l’équipe d’EPFLoop montait sur la troisième marche du podium de l’Hyperloop Pod Competition, la compétition organisée par le fondateur de SpaceX, Elon Musk. Un mois plus tard, c’est l’équipe d’HydroContest qui remporte le concours d’efficience énergétique avec son bateau léger sur le lac Neuchâtel à Yverdon-les-Bains. En novembre, les bio-ingénieurs de l’EPFL remportaient le Grand Prix de l’International Genetically Engineered Machine (iGEM) avec leur test de diagnostic pour les maladies de la vigne. Dix autres projets interdisciplinaires ainsi que le projet IGLUNA, une collaboration internationale, mettront encore au défi les étudiants en 2020.

Collaborations interinstitutionnelles

Le dynamisme de l’Ecole se mesure aussi à l’aune de sa capacité d’initiative, particulièrement fructueuse cette année. Toujours avec des partenaires de choix, on aura vu naître NeuroRestore, un centre pour rétablir les fonctions neurologiques des patients affectés, conjointement avec la Fondation Defitech, le CHUV et l’UNIL; un nouveau master conjoint en cybersécurité avec l’ETH, une convention cadre de collaboration avec le canton de Vaud pour faciliter et concrétiser des projets en lien avec l’éducation numérique et l’innovation pédagogique dans les domaines de compétences de l’EPFL ou encore le Centre E4S (The enterprise for society Center), pour former les futurs cadres aux défis de la durabilité et de la responsabilité sociale, en collaboration avec l’UNIL et l’IMD .

On ne se privera pas de mentionner le succès des start-ups issues de l’EPFL. Flyability et Lunaphore, deux spin-offs de l’EPFL, ont terminé aux deux premières places du TOP 100 Swiss Startup Award. ClearSpace a été choisi pour mener une importante mission de capture et de désorbitation de débris spatiaux de l’Agence spatiale européenne. La start-up Learn To Forecast (L2F) a lancé le projet Giotto, une librairie open source et gratuite, qui adapte l’intelligence artificielle aux problématiques modernes en la rendant plus fiable et intuitive.

Nominations et honneurs

Enfin, on notera qu’au cours de 2019, 37 professeurs ont été nommés dont 15 femmes. En octobre, l’Ecole a félicité ses 1028 nouveaux diplômés de Master. Le même mois, Claudia Binder, professeur au Laboratoire de relations humaines environnementales dans les systèmes urbains (HERUS), a été nommée doyenne de la Faculté ENAC. Elle prendra ses fonctions au 1er janvier 2020. Notons encore que Michael Grätzel, qui dirige le Laboratoire de photonique et interfaces de l’EPFL, a été classé n°1 sur une liste de 100’000 meilleurs scientifiques dans tous les domaines. La méthode de classement est basée sur de nouvelles mesures de citations standardisées plus précises, mises au point par des scientifiques dirigés par l’Université de Stanford.