De la directrice générale relative à la mobilisation estudiantine pour la Palestine

Communication de la directrice générale relative à la mobilisation estudiantine pour la Palestine

J’ai été interpellée à propos de la position de la HES-SO Genève notamment par le biais d’une « Déclaration de membres du personnel de la HES-SO Genève relative à la mobilisation estudiantine pour la Palestine » qui m’a été adressée en date du 5 juin 2024 par courrier et portant la signature de 200 membres du personnel. Il m’apparaît important de partager avec vous toutes et tous mon positionnement concernant les demandes formulées dans ce cadre.

Demande 1 « La HES-SO Genève continue d’appeler fermement à un cessez-le-feu, à la libération des otages, mais aussi au respect du droit international, notamment des Conventions de Genève. »

Je vous confirme, comme écrit dans le courriel du 23 mai 2024 publié le même jour sur le site internet de la HES-SO Genève, que je m’associe sans réserve, ainsi que les directrices et directeurs des six écoles HES genevoises, aux appels à un cessez-le-feu, à la libération des otages, ainsi qu’au respect du droit international. 

Demande 2 « Nous souhaitons que les directions des six hautes écoles de la HES-SO Genève initient rapidement un dialogue de fond sur les éléments soulevés par les étudiant-e-s de leurs écoles respectives, dans un cadre négocié, pacifique et démocratique. »

Dans ce contexte, mais également de manière plus large, le dialogue est essentiel et revêt un caractère primordial à mes yeux. En préambule, je vous rappelle que les divers organes représentatifs de la HES-SO Genève et des écoles HES constituent des voies de dialogue privilégiées en tout temps.

Les directrices et directeurs des hautes écoles et moi-même avons été et restons ouverts à l’organisation d’une rencontre en dehors des organes représentatifs, sur demande.

Le Conseil de direction travaille actuellement à la concrétisation des engagements annoncés dans notre communication du 23 mai, en particulier la mise en place et le suivi de démarches en vue de soutenir l’accueil d’étudiant-e-s et professeur-e-s provenant de Palestine. Dans certaines écoles HES, des tables rondes thématiques ou des actions spécifiques sont en cours de réflexion.

Par ailleurs, nous poursuivons l’analyse de l’ensemble des accords de collaboration internationale au regard des critères établis par Swissuniversities. En tant que haute école, la HES-SO Genève se doit d’analyser les situations et accords internationaux au regard de critères académiques et scientifiques spécifiquement. Dans ce sens, l’institution suit la ligne de la HES-SO et plus largement de Swissuniversities.

Demande 3 « Nous demandons à la direction de la HES-SO Genève de s’engager à ne pas sanctionner, ni administrativement, ni pénalement, les étudiant-e-s et les membres du personnel de la HES-SO Genève qui se mobilisent dans un cadre pacifique et inclusif, dans le respect du droit et du cadre réglementaire de la HES-SO Genève. »

A ce jour, aucune sanction n’a été prise ni n’est envisagée à l’égard d’étudiant-e-s ou de collaborateur-trice’s par la HES-SO Genève. Toutefois, je ne peux répondre favorablement à la garantie demandée, en particulier si le cadre légal et règlementaire n’est pas strictement respecté.

Je saisis l’occasion pour rappeler et rétablir certains faits de manière plus générale.

Sur les réseaux sociaux, il est souvent mention de l’intervention de la police pour faire quitter les manifestant-e-s des périmètres de la HEAD et de HEPIA. S’il est exact que la police est intervenue, cette démarche s’est inscrite dans le cadre de la position communiquée le 14 mai dernier par le Conseil de direction de la HES-SO Genève rappelant que la Direction générale de la HES-SO Genève n’entrerait pas en matière sur une occupation des locaux.

Je précise qu’il n’y a eu ni dépôt de plainte, ni contrôle d’identité et que les évacuations se sont produites sans violence. Je souligne également que les manifestant-e-s se sont montré-e-s respectueuses et respectueux des lieux.

Pour conclure, je rappelle que la HES-SO Genève et les six hautes écoles qui la composent, comme toutes les institutions de formation, se doit d’assurer un cadre neutre dans lequel chacune et chacun peut étudier et travailler de manière sereine.

Daniela Di Mare Appéré, directrice générale de la HES-SO Genève