Des bourses postdoctorales pour former des leaders éco-responsables

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Un nouveau programme de bourses postdoctorales à l’EPFL, co-financé par l’Union Européenne, va permettre de financer des projets innovants répondant aux objectifs de développement durable des Nations Unies, par le biais de collaborations entre les secteurs académique, industriel et des organismes à but non lucratif.

Le Research Office et la Vice-Présidence pour l’Innovation de l’EPFL lancent une nouvelle initiative de soutien aux chercheurs et chercheuses du monde entier, baptisée EPFLeaders4impact. Co-financé par le programme Horizon 2020 qui soutient la recherche et l’innovation en Europe, ce projet va permettre d’octroyer entre 40 et 120 bourses sur les cinq prochaines années, à travers deux appels à candidatures.

Le programme est ouvert aux chercheurs et chercheuses expérimentés (déjà titulaires d’un doctorat ou ayant au moins 4 ans d’expérience dans la recherche en équivalent temps plein) de toute nationalité, à condition de n’avoir pas résidé en Suisse plus de douze mois dans les trois ans précédant la date de clôture de l’appel à candidature. « Nous savons que ces chercheurs au profil international apportent beaucoup aux institutions, c’est démontré par de nombreuses études », explique Caroline Vandevyver, responsable du Research Office. « Le financement apporté par Horizon 2020 nous donne l’opportunité de tester un programme novateur axé sur la durabilité et au croisement entre la recherche et l’industrie. »

EPFLeaders4impact vise ainsi à attirer des talents du monde entier ayant l’ambition de mettre leur excellence scientifique au service du développement durable. « Nous nous attendons à ce que les candidats viennent avec des idées, mais nous encourageons aussi les professeurs de l’EPFL à saisir cette opportunité pour développer des idées qui « dorment » dans leurs laboratoires » indique Lucie Soulard, chargée de projet au Research Office, qui a participé à la conception de ce nouveau programme.

Cette initiative sort par ailleurs des sentiers battus : « Sa particularité est de pousser les chercheurs et chercheuses à répondre aux défis posés par les objectifs de développement durable des Nations Unies en faisant passer leurs travaux de recherche du laboratoire à l’industrie », explique Caroline Vandevyver. « Nos indicateurs de performances seront le nombre de startups créées et de licences vendues à l’industrie et non pas le nombre de publications scientifiques, ce qui est une différence clé avec d’autres programmes de bourses ». Un soutien aux projets sélectionnés sera apporté par la Vice-Présidence pour l’Innovation, comme l’explique Robert Giezendanner-Thoben, son directeur des affaires industrielles : « Des cours sur différents aspects liés à l’innovation seront accessibles aux boursiers en plus de l’appui de programmes de l’EPFL comme le Startup Launchpad et EnabledByDesign. Avant tout, nous cherchons à être flexibles en adaptant le soutien aux besoins et en apportant le bon support au bon moment à chacun des projets et boursiers d’EPFLeaders4impact ».

Autre élément essentiel de EPFLeaders4impact : ses bénéficiaires devront collaborer avec un partenaire non-académique, comme une entreprise ou une organisation non-gouvernementale. « L’objectif étant le transfert de technologies vers la société, il est vital de travailler de pair avec des entités capables de mettre ces technologies sur le marché », précise Robert Giezendanner-Thoben. « La technologie peut-elle être industrialisée, est-elle durable, répond-elle à une demande du marché - Ce sont des questions clés pour la réussite du programme, d’où l’accent mis sur des collaborations externes au monde académique ». Au-delà d’une simple bourse, EPFLeaders4impact a pour vocation de former des « leaders éco-responsables ».

Le premier appel à candidatures, déjà lancé, se terminera le 31 janvier et sera suivi d’un deuxième appel ouvert jusqu’au 2 mai 2022. La durée des bourses pourra être de 12, 18, 24 ou 36 mois, selon les projets et la technologie à développer. La bourse couvrira une partie du salaire du post-doctorant à hauteur de 2740 euros, le restant du salaire et les frais de recherche étant couverts par le laboratoire hôte.


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