Donner aux combattants la liberté d’agir pour juguler les crises

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Pour gagner la bataille en cas de crise, il est déterminant que le commandement central donne aux combattants sur le terrain la liberté d’agir pour juguler la crise. Un groupe de chercheurs de l’Université de Fribourg, dirigé par le prof. Zhihong Yang, est parvenu à rapporter ce principe à la prolifération des cellules tumorales (mélanomes).

Dans le corps humain, la prolifération des cellules malignes d’un mélanome est accélérée par une enzyme appelée AKT en cas de suractivation de celle-ci dans leur noyau. C’est ce que nous appelons une crise. Un gène suppresseur de tumeur appelé PTEN (combattant) est confiné dans le cytoplasme par une molécule appelée myosine 1b (MYO1B).

Contrôler le commandement central
Une fois libéré en diminuant le taux de MYO1B (commandement central), le PTEN parvient à pénétrer dans le noyau (champ de bataille) pour désactiver l’AKT. Résultat: les cellules du mélanome meurent, et la crise est jugulée. Le groupe de chercheurs de Fribourg est le premier à avoir réussi à prouver l’impact d’une diminution du taux de MYO1B.

Un atout potentiel pour les thérapies anticancéreuses
Ces résultats apportent un nouvel éclairage sur la prolifération/le développement des cellules de mélanomes humains et indiquent que les médicaments inhibiteurs de MYO1B pourraient être utiles dans les thérapies anticancéreuses.

Ils ont été publiés à l’automne 2019 dans iScience, une revue scientifique interdisciplinaire diffusée en libre accès par CellPress.