Eawag conclut un accord de coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique

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De gauche à droite: Najat Mokhtar, directrice générale adjointe de l’IAEA,

De gauche à droite: Najat Mokhtar, directrice générale adjointe de l’IAEA, Janet Hering, directrice de l’Eawag, ainsi que Benno Laggner, ambassadeur, représentant permanent et gouverneur de la Suisse auprès de l’IAEA, ainsi que directeur de la

Janet Hering, directrice de l’Institut de recherche sur l’eau Eawag, a signé un accord de coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique IAEA. La coopération entre l’Eawag et l’IAEA contribuera à faire avancer la recherche sur les eaux souterraines et à soutenir l’utilisation durable des ressources de celles-ci.

La signature a eu lieu à Vienne, dans le cadre de la conférence générale 2022 de l’IAEA. L’accord est établi pour le domaine de l’utilisation pacifique des isotopes dans le secteur de l’eau et régit en particulier la coopération de l’Eawag avec la section d’hydrologie des isotopes de l’IAEA. Cet accord a été initié et soutenu financièrement par l’Office fédéral de l’énergie OFEN.

Depuis les années 1960, l’IAEA gère un réseau mondial de surveillance des isotopes stables de l’eau et du tritium légèrement radioactif dans les eaux souterraines. «C’est une immense mine de données pour la recherche sur l’eau que nous voulons maintenant évaluer avec l’IAEA», déclare Michael Berg, responsable du département de recherche de l’Eawag sur les ressources aquatiques et l’eau potable.

Les cartes de vulnérabilité montrent la fragilité des eaux souterraines

Il est possible de déterminer par exemple l’âge des eaux souterraines à l’aide des données sur les isotopes et d’en tirer des conclusions sur la dynamique des ressources en eaux souterraines. Si les eaux souterraines sont jeunes, cela signifie que l’eau de pluie ruissèle rapidement de la surface dans les eaux souterraines. Mais les polluants issus de l’agriculture ou de l’industrie pénètrent tout aussi rapidement dans les eaux souterraines et polluent ces ressources importantes pour l’homme. «En collaboration avec la section hydrologie des isotopes de l’IAEA, nous développons actuellement des cartes de vulnérabilité pour l’Afrique en nous basant sur les données de l’IAEA», déclare Michael Berg. «Elles indiquent où les eaux souterraines sont particulièrement vulnérables à la pollution superficielle et doivent être protégées en conséquence.»

L’analyse des gaz nobles dans les eaux souterraines est un autre domaine important de coopération entre l’IAEA et l’Eawag. Le laboratoire de Rolf Kipfer, responsable du groupe de recherche de l’Eawag et professeur titulaire à l’EPF Zurich, compte parmi les dispositifs leaders au monde de cette technique de mesure spécialisée et de ses applications dans l’environnement et dans les systèmes aquatiques. L’accord prévoit le développement, en collaboration avec l’IAEA, de techniques, méthodes et concepts améliorés pour l’analyse de haute précision du tritium, des gaz nobles et d’autres gaz traces dans les eaux souterraines et d’autres ressources en eau.

Utilisation durable des ressources en eaux souterraines

La coopération convenue entre l’Eawag et l’IAEA vise à aider l’IAEA à promouvoir une utilisation durable de l’eau dans ses États membres et à contribuer ainsi aux objectifs de développement durable des Nations Unies. Des cours internationaux sur l’hydrologie des isotopes et les approches d’apprentissage automatique et d’intelligence artificielle sont en outre prévus afin de transférer les connaissances acquises et les nouvelles technologies aux États membres.

Créée par Bärbel Zierl

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