Exposition ’Sur le bout de la langue’

La nouvelle exposition de la Bibliothèque publique, réalisée en partenariat avec le Glossaire des patois de la Suisse romande de l'Université de Neuchâtel, se penche sur l'histoire linguistique neuchâteloise. Si le français est aujourd'hui, à Neuchâtel comme dans le reste de la Suisse romande, la langue officielle, tel n'a pas toujours été le cas.

Derrière cette unité linguistique se cache une réalité historique plus diverse et plus mouvementée qu'il n'y paraît. En effet, le français n'a pas toujours été la langue parlée et écrite par les Neuchâtelois. Importé en Suisse romande dans le courant du Moyen âge, le français a coexisté pendant plusieurs siècles, plus ou moins harmonieusement, avec le latin et avec les patois qui étaient les parlers locaux.

Cette situation explique que le français que l'on parle à Neuchâtel ne soit pas tout à fait le même que celui que l'on parle à Lausanne, à Paris ou à Montréal. Il est imprégné de caractéristiques héritées de son histoire et des langues qu'il a côtoyées. Certains mots qui le composent comme septante ou nonante ne sont pas ceux de tous les francophones, tandis que d'autres, comme dare ou pètche ne s'entendent que dans l'arc jurassien. Ces particularités font partie du patrimoine linguistique régional et définissent l'identité de sa population.

L'exposition est accompagnée d'un ouvrage réalisé par Dorothée Aquino-Weber et Julie Rothenbühler et publié aux éditions Alphil (2022) : Pourquoi parle-t-on le français en Suisse romande ?

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