Groupe BASF : l’EBIT avant effets exceptionnels diminue au deuxième trimestre en raison de l’affaiblissement de la demande provoqué par la pandémie de coronavirus

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Chiffre d’affaires de 12,7 milliards d’euros (moins 12 %), notamment en raison du recul des ventes occasionné par le confinement

Résultat après impôts et participations minoritaires à moins 878 millions d’euros, en raison d’une rectification de valeurs sans effet sur la trésorerie de la participation Wintershall Dea

Flux de trésorerie des activités d’exploitation de 2,2 milliards d’euros (plus 296 millions d’euros par rapport au même trimestre de l’année précédente) ; flux de trésorerie disponible de 1,5 milliard d’euros (plus 551 millions d’euros par rapport au même trimestre de l’année précédente)

Il demeure impossible de formuler des prévisions d’évolution du chiffre d’affaires et du résultat pour 2020

Comme prévu, les conséquences économiques de la pandémie de coronavirus sur le groupe BASF ont été considérablement plus importantes au deuxième qu’au premier trimestre 2020. Tous les secteurs clients n’ont pas été frappés avec la même intensité : BASF a particulièrement souffert de l’effondrement de la demande dans le secteur automobile, mais a enregistré une demande stable dans les secteurs des produits de lavage et de nettoyage ainsi que dans l’industrie alimentaire. BASF a pu maintenir la production sur tous ses sites importants.

« La pandémie de coronavirus reste pour nous tous un défi de taille », a déclaré Martin Brudermüller, président du directoire de BASF, qui a présenté avec Hans-Ulrich Engel, directeur financier de BASF, les chiffres du deuxième trimestre.

Martin Brudermüller y voit cependant également des opportunités : « La situation est un catalyseur de changement. Elle offre l’opportunité de modifier notre manière d’aborder un grand nombre d’aspects. Au sein de BASF, nous avons rapidement adopté de nouveaux processus. La disposition à communiquer de manière virtuelle, aussi bien en interne qu’avec nos clients, a fait un bond en avant. » Le président du directoire souligne les nombreux atouts auxquels BASF peut recourir en cette période : des collaboratrices et collaborateurs flexibles et motivés, un portefeuille largement diversifié et la capacité financière de l’entreprise.

Étant donné le degré toujours élevé d’incertitude et le manque de transparence quant à l’évolution économique, BASF continue à s’abstenir de prévisions concrètes quant à l’évolution de son chiffre d’affaires et de son résultat pour l’ensemble de l’année 2020. En ce qui concerne le troisième trimestre, BASF ne prévoit encore aucune amélioration notable de l’EBIT avant effets exceptionnels par rapport au deuxième trimestre 2020, notamment en raison de la demande généralement faible enregistrée au mois d’août et du caractère saisonnier des activités du segment Agricultural Solutions.

Performance économique du groupe BASF au deuxième trimestre 2020

Au deuxième trimestre 2020, le chiffre d’affaires a diminué de 12 % pour s’établir à 12,7 milliards d’euros. Ce recul a été dû essentiellement à la baisse des volumes de vente (moins 11 %). Les prix ont reculé de 1 %, en raison essentiellement de la diminution des prix pour les substances chimiques de base. Cette dernière n’a pu être que partiellement compensée par les nettes et légères augmentations de prix enregistrées respectivement dans les segments Surface Technologies et Agricultural Solutions. Les prix du segment Surface Technologies ont été soutenus par l’augmentation des prix des métaux précieux dans le secteur d’activités Catalysts. La contribution des effets de variation du portefeuille s’est élevée à 1 %. Ces effets étaient notamment liés à la reprise des activités de polyamide de Solvay. Les effets de change se sont élevés à moins 1 %, en raison essentiellement des dépréciations du real brésilien et du peso argentin.

Le résultat des activités d’exploitation (EBIT) avant effets exceptionnels s’est élevé à 226 millions d’euros, soit une baisse de 77 % par rapport au deuxième trimestre 2019. À l’exception des segments Nutrition & Care et Autres activités, dont le résultat a augmenté, et du segment Agricultural Solutions, dont le résultat est resté pratiquement stable par rapport au même trimestre de l’année précédente, presque tous les autres segments ont enregistré un recul de leurs résultats. Cette évolution est due à la forte baisse de la demande qui a frappé la plupart des secteurs clients de BASF. 70 % du recul du résultat sont à imputer aux segments Chemicals et Materials.

Les effets exceptionnels de l’EBIT se sont élevés à moins 167 millions d’euros par rapport à moins 488 millions d’euros au deuxième trimestre 2019. Les charges exceptionnelles ont par exemple résulté de l’externalisation de l’activité pigments. La campagne de soutien « Helping Hands » de BASF dans le cadre de la pandémie de coronavirus en fait partie. Au même trimestre de l’année précédente, des charges exceptionnelles avaient été générées essentiellement par des coûts non récurrents pour le programme d’excellence ainsi que par l’amortissement d’un investissement dans le gaz naturel aux États-Unis, sur la côte du golfe du Mexique. L’EBIT a par conséquent reculé de 88 % au deuxième trimestre 2020, ressortissant à 59 millions d’euros.

Le résultat après impôts et participations minoritaires s’est contracté à moins 878 millions d’euros, après avoir atteint près de 6 milliards d’euros au deuxième trimestre 2019. Au deuxième trimestre 2020, BASF a dû procéder à une rectification de valeurs sans effet sur la trésorerie de la participation Wintershall Dea. Des scénarios prévoyant un affaiblissement durable des prix du pétrole et du gaz ainsi que des modifications des prévisions des réserves ont entraîné une dépréciation de 819 millions d’euros. Au deuxième trimestre de l’année précédente, le résultat après impôts et participations minoritaires contenait un bénéfice comptable de 5,7 milliards d’euros engendré par la déconsolidation de Wintershall.

Le flux de trésorerie des activités d’exploitation est passé de 1,9 milliard d’euros à 2,2 milliards d’euros au deuxième trimestre 2020, en raison d’une hausse de 336 millions d’euros du désengagement de liquidités dans le capital d’exploitation. Par rapport au deuxième trimestre 2019, le flux de trésorerie disponible a augmenté de plus de 500 millions d’euros, pour s’établir à 1,5 milliard d’euros.

Évolution des segments de BASF au deuxième trimestre 2020

Le chiffre d’affaires du segment Chemicals s’est élevé à 1,8 milliard d’euros. Par rapport au deuxième trimestre 2019, il a nettement reculé dans les deux secteurs d’activités, en particulier dans le secteur Petrochemicals. Dans l’ensemble, ce recul a résulté essentiellement de la forte baisse des prix dans les deux secteurs. Dans le secteur Petrochemicals, les prix ont reculé notamment en raison de l’augmentation de la disponibilité des produits sur le marché et de la baisse des prix des matières premières. Dans le secteur Intermediates, les prix ont reculé essentiellement en raison de la faiblesse persistante de la demande. En revanche, le segment Chemicals a pu accroître ses ventes à la suite d’une évolution positive des volumes dans le secteur Petrochemicals.

L’EBIT avant effets exceptionnels s’est établi à -2 millions d’euros, reculant ainsi nettement par rapport au niveau atteint au même trimestre de l’année précédente. Ce net recul a été enregistré dans les deux secteurs d’activités. Il a cependant frappé plus fortement Intermediates, où il a résulté notamment de la diminution des volumes et de l’augmentation des coûts fixes, en raison principalement de la mise en service progressive de la nouvelle installation de production d’acétyles à Ludwigshafen. La hausse des marges engendrée par la baisse des prix des matières premières est parvenue à compenser partiellement ce recul, entraînant dans l’ensemble un EBIT avant effets exceptionnels positif dans le secteur Intermediates. L’EBIT avant effets exceptionnels du secteur Petrochemicals a diminué essentiellement en raison d’arrêts périodiques pour maintenance à Nanjing (Chine) et de la réduction des marges. En juin, il a en outre été nécessaire de procéder à un arrêt exceptionnel pour maintenance du vapocraqueur situé à Port Arthur au Texas (États-Unis).

S’établissant à 2,1 milliards d’euros, le chiffre d’affaires du segment Materials a enregistré un net recul par rapport au deuxième trimestre 2019. Son évolution a été essentiellement déterminée par un affaiblissement considérable des volumes dans les deux secteurs, dû aux répercussions de la pandémie de coronavirus. Le secteur le plus frappé a été Performance Materials, dont le recul des ventes est essentiellement imputable à la nette diminution de la demande de l’industrie automobile. Les volumes ont par ailleurs chuté également dans les secteurs des biens de consommation et de la construction. Le secteur Monomers a enregistré en particulier une baisse des volumes d’isocyanates. Le recul marqué des prix pour les isocyanates et les polyamides dans le secteur Monomers a également contribué à la baisse du chiffre d’affaires. Le secteur Performance Materials a enregistré une légère diminution des prix. Les effets de variation du portefeuille enregistrés à la suite de l’acquisition des activités de polyamide de Solvay ont entraîné dans les deux secteurs des augmentations du chiffre d’affaires, tandis que les effets de change engendraient des répercussions négatives.

Le résultat des activités d’exploitation (EBIT) avant effets exceptionnels s’est élevé à moins 80 millions d’euros, chutant ainsi considérablement par rapport au même trimestre de l’année précédente dans les deux secteurs d’activités, notamment dans le secteur Monomers. Cette évolution a été engendrée essentiellement par la baisse des marges des isocyanates, résultant d’une faible demande. L’EBIT avant effets exceptionnels du secteur Performance Materials a également nettement chuté, en raison notamment de la diminution des volumes.

Le chiffre d’affaires du segment Industrial Solutions a fortement reculé dans les deux secteurs d’activités par rapport au même trimestre de l’année précédente, s’établissant à 1,8 milliard d’euros. Ce recul a résulté de la forte diminution des volumes enregistrée dans les deux secteurs. L’évolution des ventes du secteur d’activités Performance Chemicals a été grevée par une faible demande, qui a frappé en particulier les domaines d’activité des additifs pour carburant et des additifs pour lubrifiants ainsi que des produits chimiques utilisés dans les gisements de pétrole. Dans le secteur d’activités Dispersions & Pigments, l’augmentation des ventes de semi-conducteurs dans le domaine d’activités des matériaux électroniques n’est pas parvenue à compenser la baisse des volumes enregistrée dans tous les autres domaines d’activités. Un léger recul des prix dans les deux secteurs, mais surtout dans Dispersions & Pigments, a par ailleurs contribué à la diminution du chiffre d’affaires. Le niveau des prix a baissé essentiellement en raison de la diminution des prix des matières premières.

Le résultat des activités d’exploitation (EBIT) avant effets exceptionnels s’est élevé à 163 millions d’euros, chutant ainsi considérablement par rapport au même trimestre de l’année précédente dans les deux secteurs en raison de l’évolution des volumes. Une légère baisse des coûts fixes a produit un effet contraire dans les deux secteurs.

Le chiffre d’affaires du segment Surface Technologies a légèrement régressé à 3,1 milliards d’euros à la suite d’un net recul du chiffre d’affaires dans le secteur d’activités Coatings. En revanche, dans le secteur Catalysts, BASF est parvenue à enregistrer une hausse sensible de son chiffre d’affaires. L’évolution du chiffre d’affaires a résulté essentiellement d’une forte chute des ventes dans les deux secteurs, due à la faiblesse de la demande de l’industrie automobile dans le sillage de la pandémie de coronavirus. Le chiffre d’affaires du secteur Catalysts a subi le contrecoup de la diminution des volumes, en particulier sur le marché des catalyseurs de réduction des émissions, des métaux précieux et des catalyseurs pour raffineries. Tous les domaines d’activités du secteur Coatings ont enregistré une diminution des volumes. Des prix dans l’ensemble nettement plus élevés, en raison de l’augmentation des prix des métaux précieux dans le secteur Catalysts, ont produit un effet contraire. Favorisé par la hausse des prix, le chiffre d’affaires dans le secteur des métaux précieux s’est accru pour s’établir à 1,5 milliard d’euros (par rapport à 1,1 milliard d’euros au même trimestre de l’année précédente). Le secteur Coatings a enregistré une légère augmentation des prix, essentiellement dans les domaines d’activités des enduits pour bâtiments ainsi que des technologiques pour l’ingénierie des surfaces.

Le résultat des activités d’exploitation (EBIT) avant effets exceptionnels s’est établi à moins 151 millions d’euros, reculant ainsi nettement par rapport au niveau atteint au même trimestre de l’année précédente. Ce recul a résulté de l’évolution des ventes dans les deux secteurs.

Par rapport au deuxième trimestre 2019, BASF est parvenue à accroître légèrement le chiffre d’affaires de son segment Nutrition & Care , qui s’est établi à 1,6 milliard d’euros. Cette augmentation a été engendrée par une nette augmentation du chiffre d’affaires dans le secteur d’activités Nutrition & Health, le chiffre d’affaires de Care Chemicals restant quant à lui stable par rapport au même trimestre de l’année précédente. Une augmentation des volumes dans les deux secteurs a été à l’origine de cette légère hausse du chiffre d’affaires. La nette progression des ventes enregistrée par Nutrition & Health a été due principalement aux domaines d’activités des ingrédients aromatiques, des produits pharmaceutiques et de l’alimentation humaine. Le secteur Care Chemicals a enregistré une légère progression des ventes. La hausse des volumes dans les domaines d’activités Home Care, Industrial & Institutional Cleaning et Industrial Formulators ainsi que dans les domaines d’activités des tensioactifs oléochimiques et des alcools gras a contribué à la croissance du chiffre d’affaires. Des effets de change négatifs, notamment en Amérique du Sud, ont produit un effet contraire. Un léger affaiblissement des prix a également contribué au recul du chiffre d’affaires.

Le résultat des activités d’exploitation (EBIT) avant effets exceptionnels du segment s’est considérablement accru par rapport au même trimestre de l’année précédente, pour s’établir à 256 millions d’euros. Cet accroissement a résulté de la forte progression de la contribution de Nutrition & Health, engendrée notamment par une hausse des marges favorisée par des effets de volume et de prix. L’EBIT avant effets exceptionnels du secteur Care Chemicals a légèrement baissé à la suite de la hausse des coûts fixes, en raison essentiellement d’un versement unique effectué au même trimestre de l’année précédente dans le cadre d’un engagement contractuel.

Dans le segment Agricultural Solutions , le chiffre d’affaires a enregistré un léger recul par rapport au deuxième trimestre 2019, s’établissant à environ 1,8 milliard d’euros. Ce recul a été principalement dû aux effets de change négatifs, notamment dans la région Amérique du Sud, Afrique, Proche-Orient. L’augmentation des volumes, dans toutes les régions à l’exception de l’Europe, ainsi qu’une hausse des prix ont entraîné une progression du chiffre d’affaires.

Le résultat des activités d’exploitation (EBIT) avant effets exceptionnels (120 millions d’euros) s’est pratiquement maintenu au niveau atteint au même trimestre de l’année précédente. Des effets de change ainsi qu’un mix de produits défavorable ont eu des répercussions négatives sur l’EBIT avant effets exceptionnels. Celles-ci ont pu être compensées en grande partie par la forte baisse des coûts fixes. Par rapport au même trimestre de l’année précédente, l’EBIT a comporté une quantité moindre d’effets exceptionnels dus à l’intégration des activités rachetées par Bayer.

Dans le segment Autres activités, le chiffre d’affaires a considérablement chuté par rapport au même trimestre de l’année précédente, ressortant à 507 millions d’euros. Le recul enregistré sur le marché des matières premières ainsi que des activités résiduelles dans le domaine des produits de traitement de l’eau et du papier a joué un rôle décisif. Le résultat des activités d’exploitation avant effets exceptionnels des Autres activités s’est établi à moins 80 millions d’euros, dépassant ainsi nettement la valeur enregistrée au même trimestre de l’année précédente.