Groupe BASF au premier trimestre 2022 

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BASF enregistre un fort EBIT avant effets exceptionnels malgré une hausse considérable des prix de l’énergie et des matières premières

  • Croissance du chiffre d’affaires, qui s’établit à 23,1 milliards d’euros (+ 19 %)
  • EBIT avant effets exceptionnels de 2,8 milliards d’euros (+ 21 %)
  • Confirmation des perspectives du 25 février 2022 pour l’exercice 2022

La hausse considérable des prix de l’énergie et des matières premières ainsi que les interruptions des chaînes d’approvisionnement ont marqué le premier trimestre 2022. « Nous avons malgré tout très bien commencé l’année 2022 », a déclaré Martin Brudermüller à l’occasion de l’Assemblée générale virtuelle de cette année. BASF avait publié des chiffres provisoires dès le 11 avril 2022.

Par rapport au premier trimestre 2021, le chiffre d’affaires a progressé de 3,7 milliards d’euros, pour s’établir à 23,1 milliards d’euros. La croissance du chiffre d’affaires résulte essentiellement de l’augmentation des prix, notamment dans les segments Chemicals et Materials. Des effets de change positifs dans tous les segments ont favorisé cette évolution du chiffre d’affaires. Une légère diminution globale des ventes a produit un effet contraire. L’accroissement des volumes dans les segments Agricultural Solutions, Industrial Solutions, Materials, Nutrition & Care et Chemicals n’est pas parvenu à compenser entièrement le recul des ventes enregistré par Surface Technologies.

Le résultat des activités d’exploitation (EBIT) avant effets exceptionnels a progressé d’environ 497 millions d’euros, pour s’établir à 2,8 milliards d’euros. Cette évolution est principalement due à la nette augmentation du résultat de Chemicals. Industrial Solutions, Materials et Nutrition & Care aussi ont contribué de manière significative à l’augmentation de l’EBIT avant effets exceptionnels. Le segment Agricultural Solutions a enregistré une légère hausse de l’EBIT avant effets exceptionnels. En ce qui concerne le segment Surface Technologies, l’EBIT avant effets exceptionnels a nettement reculé, notamment en raison d’une baisse importante de la demande de l’industrie automobile.

L’EBIT s’est accru de 474 millions d’euros par rapport au premier trimestre 2021 pour s’établir à 2,8 milliards d’euros. Le résultat après impôts et participations minoritaires s’est élevé à 1,2 milliard d’euros, après avoir atteint 1,7 milliard d’euros au même trimestre de l’année précédente. Cette évolution résulte des rectifications de valeurs de Wintershall Dea, dont BASF a tenu compte au prorata (72,7 %) à titre de dépense extraordinaire dans le résultat issu des participations, à hauteur d’environ 1,1 milliard d’euros. Ces rectifications de valeurs ont été occasionnées par la guerre en Ukraine ainsi que les répercussions politiques qui en résultent et ont concerné non seulement le prêt à Nord Stream 2, mais aussi des actifs en Russie et dans le secteur du transport du gaz.

Amélioration du flux de trésorerie opérationnel au premier trimestre 2022

Le flux de trésorerie des activités d’exploitation s’est élevé à moins 290 millions d’euros, progressant ainsi de 235 millions d’euros par rapport au premier trimestre 2021. Cette progression - qui intervient en dépit d’un accroissement de l’engagement de fonds dans l’actif circulant à la suite de la hausse du coût des intrants et de la forte augmentation du chiffre d’affaires - résulte essentiellement de l’amélioration de la performance d’exploitation. Le flux de trésorerie disponible a progressé de 88 millions d’euros pour s’établir à moins 893 millions d’euros.

Proposition de dividende de 3,40 euros par action

Le directoire et le conseil de surveillance de BASF SE proposent à l’Assemblée Générale qui se tient aujourd’hui un dividende de 3,40 euros par action pour l’exercice 2021, en hausse de 10 cents. Dans l’ensemble, BASF distribuera un montant d’environ 3,1 milliards d’euros le 4 mai 2022, sous réserve de la décision correspondante des actionnaires. « Cette distribution est largement couverte par l’important flux de trésorerie disponible à hauteur de 3,7 milliards d’euros, que nous avons enregistré en 2021 », a indiqué Martin Brudermüller. Le jour auquel l’action de BASF sera négociée avec un déport à hauteur du dividende (jour de détachement du droit) est le 2 mai 2022.

Perspectives du groupe BASF pour 2022

Les perspectives d’évolution de la conjoncture mondiale sont actuellement hautement incertaines. L’évolution de la guerre en Ukraine et les répercussions de cette dernière sur les prix et la disponibilité des ressources énergétiques et des matières premières en particulier ne sont pas prévisibles.

Par conséquent, pour l’exercice 2022, BASF confirme à ce stade ses hypothèses macroéconomiques, qui sont les suivantes :

  • Croissance du produit intérieur brut : 3,8 %
  • Croissance de la production industrielle : 3,8 %
  • Croissance de la production chimique : 3,5 %
  • Cours du change moyen du dollar américain : 1,15 USD pour 1 ¤
  • Prix du pétrole (brent) de 75 USD/baril en moyenne annuelle

Les prévisions de chiffre d’affaires et de résultat pour le groupe BASF présentées dans le rapport 2021 pour l’exercice 2022 sont conservées :

  • Chiffre d’affaires compris entre 74 et 77 milliards d’euros
  • EBIT avant effets exceptionnels entre 6,6 et 7,2 milliards d’euros
  • Retour sur capitaux investis (ROCE) entre 11,4 et 12,6 %
  • Émissions de CO2 comprises entre 19,6 et 20,6 millions de tonnes.

L’environnement de marché reste marqué par une incertitude exceptionnellement élevée. D’autres risques pourraient résulter de l’augmentation des prix des matières premières et de nouvelles sanctions à l’égard de la Russie, par exemple un embargo sur le gaz, ou d’une réduction de l’approvisionnement en gaz à partir de la Russie à la suite de contre-sanctions. D’autres risques pourraient également survenir dans le cadre de l’évolution de la pandémie de coronavirus et la prolongation des mesures existantes ou l’application de nouvelles mesures visant à réduire le nombre de contaminations, notamment en Chine. Des opportunités pourraient résulter de la persistance du niveau élevé des marges.


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