Journée de la jeunesse: lumière sur le potentiel des jeunes

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[email protected] students presenting their projects © Murielle Gerber / EPFL 20

[email protected] students presenting their projects © Murielle Gerber / EPFL 2022

La Journée internationale de la jeunesse, qui se déroule chaque année le 12 août, sert de plateforme aux jeunes en leur permettant de réfléchir à la façon de développer les solutions innovantes et audacieuses de demain. Deux programmes d’été de l’EPFL y contribuent dans le domaine de l’informatique et des communications.

L’idée de la Journée internationale de la jeunesse est née lors de la première édition du Forum mondial de la jeunesse du Système des Nations Unies en 1991. Trente ans plus tard, elle est reconnue comme un thème plus important que jamais.

«Les jeunes sont en première ligne dans le combat pour un meilleur avenir pour tous. La pandémie de COVID-19 a souligné le besoin urgent de ce type de changement, et les jeunes doivent être des partenaires à part entière dans cette initiative», déclare António Guterres, secrétaire général des Nations unies.

Deux programmes d’été de la Faculté informatique et communications (Faculté IC) illustrent la contribution de l’EPFL à donner aux générations futures les compétences en informatique nécessaires dans notre monde high-tech.

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Ouvert aux étudiantes et étudiants de Bachelor et de Master en informatique, génie informatique, télécommunications ou génie électrique, le programme [email protected] propose des stages d’été de 3 mois aux étudiantes et étudiants étrangers, en leur permettant de s’immerger dans des projets de recherche de pointe. Les participantes et participants ont l’occasion de développer de nouvelles compétences et d’acquérir une expérience pratique dans leur domaine tout en collaborant avec des scientifiques chevronnés.

Lancé il y a 10 ans avec environ 20 participantes et participants, ce programme reçoit aujourd’hui autour de 5 000 demandes par an, et accepte environ 100 étudiantes et étudiants.

«Le programme a deux facettes. Nous nous faisons connaître auprès des étudiantes et étudiants participants, lesquels deviennent souvent ambassadrices et ambassadeurs. Nous avons constaté un effet domino: il peut y avoir des flux de demandes de doctorat de la part d’institutions dont nous avons accueilli des stagiaires d’été. Il est également important de pouvoir sélectionner les futurs doctorantes et doctorants, et nous avons constaté que la plupart des meilleurs participantes et participants reviennent à l’EPFL après ce programme pour faire leur doctorat», explique le professeur Paolo Ienne, responsable du Laboratoire d’architecture des processeurs et directeur de [email protected]

Paolo Ienne a également oeuvré pour garantir la diversité du programme qui est, cette année, équilibré du point de vue du genre, ce qui est parfois difficile en informatique, et qui compte pour la première fois plusieurs étudiantes et étudiants d’Afrique sub-saharienne.

«Nous couvrons les dépenses de déplacement et de séjour des étudiantes et étudiants. J’aimerais y voir une justice sociale dans le sens où il n’y aucune chance pour une étudiante ou un étudiant classique d’un pays en développement d’avoir les moyens financiers de vivre en Suisse pendant trois mois. Nous ne voulons pas uniquement donner la chance de passer un été à l’EPFL à celles et ceux qui ont suffisamment de ressources financières. J’aime à penser qu’il y a des talents partout, quelle que soit la richesse de la famille ou du pays. Au final, nous avons besoin des meilleurs talents pour mener les meilleures recherches. C’est une excellente initiative que la Faculté des sciences et techniques de l’ingénieur ait introduit un programme d’excellence en ingénierie similaire il y a quelques années. C’est une situation gagnant-gagnant», ajoute-t-il.

Toi aussi, crée ton appli!

Le milieu de l’informatique est encore souvent pointé du doigt pour avoir un « problème avec les femmes ». Un autre programme d’été de l’EPFL tente de changer cette situation en encourageant les adolescentes à s’intéresser à ce domaine et en leur expliquant que les mathématiques et l’informatique ne sont pas réservées aux garçons.

Deux ateliers d’une semaine accueillent des jeunes filles âgées de 13 à 15 ans pour leur apprendre à développer et à programmer une application pour téléphone portable. « Toi aussi, crée ton appli! » a un objectif spécifique: donner confiance aux filles et leur apporter une expérience pratique dans la programmation.

«Les filles hésitent souvent à essayer de nouvelles choses et elles sont moins encouragées que les garçons à le faire. Nous avons eu l’idée de cibler les réseaux sociaux pour attirer les filles. Avant la fin de l’atelier, elles peuvent s’envoyer des messages avec leurs propres applis. Cela leur donne un aperçu de ce qu’est l’informatique et une certaine confiance en elles, tout en s’amusant», raconte l’informaticienne Barbara Jobstmann, qui dirige le programme.

Près de 350 jeunes femmes ont participé au programme depuis son lancement en 2014, et certaines d’entre elles ont poursuivi des études en informatique à l’EPFL. Farnaz Moser-Boroumand, directrice du Service de promotion des sciences à l’EPFL, explique que l’un des principaux obstacles pour attirer les filles vers les matières STIM est le manque de modèles quotidiens leur montrant que ces domaines sont accessibles à tous.

«Les jouets techniques et les jeux vidéos sont généralement offerts aux garçons plutôt qu’aux filles. Elles ont donc souvent un manque d’expérience avec les choses techniques. Le stéréotype selon lequel ces domaines sont réservés aux hommes plutôt qu’aux femmes, imprègne encore la société et n’aide pas les filles à avoir confiance en leurs capacités. L’EPFL propose un vaste programme pour les filles âgées de 7 à 16 ans afin de les encourager à s’intéresser aux sciences et aux technologies. Le manque de confiance est particulièrement critique pour les filles de 13 à 15 ans, à qui s’adresse ce programme, et nous essayons de leur montrer qu’elles peuvent choisir ces options dans leur parcours scolaire après ce programme d’été», affirme-t-elle.

«Souvent, au début du programme, certaines filles ne souhaitent pas participer, puis elles commencent à s’y intéresser et à y prendre plaisir, et toutes créent des applis épatantes. Ce qui aussi formidabl, c’est que d’anciennes participantes sont devenues enseignantes dans nos ateliers, faisant d’elles d’excellentes ambassadrices pour les nouvelles participantes. C’est formidable!», conclut Barbara Jobstmann.

L’EPFL propose un second programme d’informatique pour l’été destiné aux adolescentes et adolescents: Nature in Code.


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