L’attribution des places d’apprentissage avance à un rythme proche de celui des années précédentes

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L’attribution des places d’apprentissage pour l’été 2021 est en cours partout en Suisse. Les tendances relevées par la Task Force «Perspective Apprentissage» auprès des offices cantonaux montrent que le marché des places d’apprentissage est globalement stable. Une certaine lenteur dans l’attribution des places est néanmoins observée dans des secteurs particulièrement touchés par la pandémie. En font notamment partie le domaine de l’hôtellerie et de la gastronomie, ainsi que les branches de l’événementiel et du fitness. Selon l’évolution du contexte économique, des effets de rattrapage restent possibles dans les branches concernées d’ici à l’été prochain.

Au 31 janvier 2021, quelque 22’000 contrats d’apprentissage avaient déjà été signés dans toute la Suisse. Par rapport aux années précédentes, le nombre de contrats d’apprentissage conclus n’a donc que légèrement diminué. Il faudra toutefois attendre le mois d’avril pour disposer d’estimations fiables et rendre compte d’éventuels écarts par rapport aux années précédentes. Malgré les restrictions liées à la pandémie de coronavirus, il importe que chaque jeune puisse choisir une profession en étant le mieux informé possible. Là où les stages d’orientation ou les séances d’information ne peuvent pas avoir lieu par le biais de contacts directs sur place, des formats de remplacement comme la découverte virtuelle des métiers ou les bourses de places d’apprentissage en ligne prennent le relais. Un aperçu complet est disponible sur le site www.orientation.ch.

Nombreuses formules pour remplacer temporairement la formation en entreprise
Dans ce contexte difficile, il convient de veiller en particulier à ce que les personnes suivant une formation professionnelle initiale atteignent malgré tout leurs objectifs de formation. Les cantons et les organisations du monde du travail s’engagent en ce sens: les écoles professionnelles mettent en oeuvre les mesures adaptées pour la partie scolaire. Pour les formations en entreprise qui ne peuvent pas avoir lieu, les associations professionnelles proposent notamment, avec le soutien des cantons, un hôtel de la formation à l’intention des jeunes effectuant un apprentissage dans l’hôtellerie et la gastronomie. Le secteur de l’événementiel a lui aussi lancé un projet adapté à la situation. À partir de fin février, neuf événements virtuels de grande ampleur seront organisés çà et là en Suisse et au Liechtenstein avec des artistes suisses renommés. Il s’agira d’une occasion pour la relève, d’entente avec les entreprises formatrices, de montrer toute l’ampleur de son savoir-faire (www.nextgeneration2021.ch).

Dans le cadre de son programme «Places d’apprentissage COVID-19», la Confédération soutient de manière ciblée des mesures de stabilisation proposées par les cantons et les organisations du monde du travail. Le SEFRI a reçu presque 70 demandes de projet depuis mai 2020. D’autres demandes de projet - y compris pour soutenir des formules de remplacement dans des secteurs où les apprentis ne peuvent momentanément pas être formés en entreprise - peuvent en tout temps être adressées au SEFRI.

Organisation des procédures de qualification 2021
La Task Force «Perspective Apprentissage» a posé les bases de l’organisation des procédures de qualification pour 2021. La Confédération et les cantons les ont acceptées. La solution qui a été élaborée est également soutenue par les partenaires sociaux. Les principes, la procédure et les règles qui ont été définis garantissent que les procédures de qualification auront lieu dans tous les cantons malgré la pandémie, si possible de manière ordinaire. Des dérogations au droit en vigueur ne seront envisageables que si, en dépit de toutes les mesures organisationnelles pouvant être prises, les dispositions cantonales ou fédérales adoptées en raison de la situation sanitaire ne permettent pas le déroulement ordinaire des examens. L’enseignement à distance qui a été mis en place temporairement, de même que les conditions pédagogiques et didactiques qui en résultent et diffèrent de celles du fonctionnement scolaire normal, ne constituent pas une raison de renoncer à l’organisation des procédures de qualification ni à celle des examens. Les cantons et les organisations du monde du travail s’engagent avec les entreprises formatrices à aider les jeunes à combler des lacunes de formation.

Les jalons sont donc posés pour qu’en 2021 aussi, les jeunes obtiennent une certification professionnelle pleinement reconnue sur le marché du travail. Il s’agit là d’un élément capital dans la perspective d’un engagement et pour la suite de la carrière professionnelle. Les candidats à la maturité professionnelle pourront également obtenir leur certificat de maturité professionnelle, qui atteste leur capacité à suivre des études supérieures.