L’Hydrocontest, laboratoire d’essai pour l’enseignement du futur

L’Hydrocontest, laboratoire d’essai pour l’enseignement du fut

21.07.15 - L’équipe de l’EPFL lausannoise a emporté la compétition dans la catégorie « transport de masse ». L’exercice, qui favorise l’interdisciplinarité pour les étudiants, permet également à l’EPFL de tester des modèles d’enseignement et d’encadrement des étudiants.

Derrière le bronzage, les traits sont tirés, signe que les nuits ont été courtes durant la semaine. «La compétition s’est déroulée dans une très bonne ambiance, avec pour objectif commun d’avoir les bateaux les plus efficaces énergétiquement possibles. Résultat, on a dormi à peine 3 heures par nuit ! Chaque équipe ayant à c½ur d’optimiser son bateau tout en donnant des conseils et des coups de mains aux autres équipes », explique Félix Cazalis, chef de projet de l’Hydrocontest EPFL Team.
Les Lausannois ont concouru de mercredi à dimanche aux côtés de 15 équipes estudiantines du monde entier au large des Pyramides de Vidy, à l’occasion du deuxième Hydrocontest. Cette compétition met aux prises des bateaux miniatures télécommandés, propulsés par des batteries. L’équipe de l’EPFL a décroché la première place dans la catégorie « transport de masse ». Cette discipline, dans laquelle le bateau transporte 200 kilos de ballast, vise à simuler le déplacement d’un cargo. «Notre bateau swash - bateau qui transporte sa charge dans une torpie immergée avec un flotteur en surface - a fait ses preuves pour ce qui est de la manoeuvrabilité et de la stabilité. On a terminé en 1’14 alors que les organisateurs avaient estimé le meilleur temps possible à 1’15 pour la catégorie lourde. Et je suis sûr qu’on peut encore gagner 15 secondes », calcule Félix Cazalis. Une victoire qui vient récompenser une année de travail pour les 8 bachelors et les 5 étudiants en master impliqués en plus des renforts de dernière minute. Une fois la fatigue passée, ce sera l’heure du débriefing et des améliorations pour l’édition à venir.
Comment encadrer les étudiants à l’avenir ?

Car au-delà d’une compétition au facteur d’émulation évident, l’Hydrocontest est utilisé par l’EPFL - entre autres projets interdisciplinaires - comme laboratoire d’essai pour tester des modèles d’encadrement des étudiants. Pascal Vuilliomenet (VPIV-VPAA) et Winnaretta Zina Singer (TraCE) ont initié et structuré le modèle collaboratif des laboratoires EPFL impliqués dans ce concours. Pour cette édition 2014-2015, les étudiants ont été encadrés par le laboratoire LAMD du Prof. Jürg Schiffmann parrain de l’équipe EPFL. Pascal Vuilliomenet explique : «On pousse les projets interdisciplinaires afin que les étudiants puissent travailler sur des cas concrets qui leur permettent de développer aussi leur « soft skills ». Ils sont ainsi confrontés à la réalité des problèmes techniques, de la planification, de la gestion de projet et d’équipes, de la gestion des risques... Actuellement, on teste divers modèles à travers plusieurs projets, dont l’Hydrocontest, ou le Concours de robot. Le but est à terme de pourvoir déterminer le meilleur type d’encadrement. Faut-il un suivi serré par des seniors ou au contraire beaucoup d’autonomie pour les étudiants - ».
L’idée ne s’arrêtant évidemment pas au type d’encadrement puisqu’à terme, l’objectif est de pouvoir mettre également à disposition des étudiants les structures adéquates. Les Discovery Learning Labs, qui permettent aux étudiants de faire des travaux pratiques dans différentes disciplines et offrent des espaces de prototypage, vont notamment dans ce sens. «Au final, le but est de préparer au mieux les étudiants à la complexité croissante des défis qu’ils auront à relever dans leur vie professionnelle. Complexité qui appelle un décloisonnement des différentes formations », assure Pascal Vuilliomenet.


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