La pollution lumineuse du bassin genevois passée à la loupe

Image: Ranzoni et al., 2019

Image: Ranzoni et al., 2019

Des chercheuses et chercheurs d’HEPIA et de l’UNIGE viennent de cartographier l’ensemble des sources lumineuses nocturnes du bassin genevois, permettant d’identifier des zones du territoire faiblement ou fortement impactées par la pollution lumineuse. Il s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Biodiversité Genève 2030.

Ce travail, soutenu par l’ Etat de Genève , a été réalisé en partenariat entre l’ Institut Terre-Nature-Environnement de la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture (HEPIA) et l’ Institut des Sciences de l’Environnement de l’Université de Genève (UNIGE). Il s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Biodiversité Genève 2030 qui a pour objectif de garantir notre bien-être à long terme en conciliant le développement des activités sur notre territoire et le maintien d’une biodiversité locale.

La méthode proposée vise à identifier les zones échappant à la pollution lumineuse - le continuum nocturne, également appelé trame noire - et se base sur l’utilisation de données cartographiques (libres d’accès) couvrant une portion de l’agglomération du Grand Genève : une photographie aérienne nocturne et des modèles numériques d’altitude révélant la topographie du terrain et les structures du paysage.

L’augmentation de la lumière artificielle au cours des dernières décennies a conduit à une prise de conscience générale des conséquences néfastes de la pollution lumineuse sur la biodiversité - par exemple les chauves-souris, papillons nocturnes et de nombreux autres pollinisateurs - mais aussi sur la santé humaine.