Les bateaux futuristes des étudiants européens s’affrontent à Yverdon

Le bateau léger de l'HydroContest EPFL Team, l'an dernier à Saint-Tropez

Le bateau léger de l'HydroContest EPFL Team, l'an dernier à Saint-Tropez. ©Sébastien Jaffaux

Trois hautes écoles romandes - EPFL, HEIA-FR, HEIG-VD - organisent cette année la 6è édition de la compétition HydroContest. Le but est l’efficience énergétique maritime.

Une douzaine d’équipes provenant de six pays européens participeront du 1er au 8 septembre à la 6ème édition du concours HydroContest-X. «X», parce que cette année, la compétition toujours soutenue par la Fondation HYDROS est organisée par les trois hautes écoles romandes, l’EPFL, la Haute école d’ingénierie et d’architecture de Fribourg et la Haute école d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud. Le but reste le même: concevoir, fabriquer et piloter le bateau le plus efficient en termes d’énergie. Mais l’événement, gratuit et ouvert au public, se déroule cette année sur les rives du lac de Neuchâtel, à Yverdon-les-Bains.

Chacune des équipes présente deux bateaux miniatures télécommandés, propulsés par des batteries fournies par l’organisateur. Tels Laurel et Hardy, l’un, léger, doit aller vite et longtemps; l’autre, lesté de 200 kg, simule le déplacement d’un cargo. À la fois outil d’éducation, de sensibilisation, et incubateur d’idées, cette manifestation rassemble les futurs ingénieurs autour d’une problématique commune: transporter plus, plus vite, avec moins d’énergie.

Un bateau asymétrique

Dans la course depuis le début, les étudiants de l’EPFL arrivent cette année avec... trois bateaux. Les deux qui ont concouru l’an dernier: dans la catégorie «lourd», un navire à effet de surface, hybride entre un catamaran et un hydroglisseur sur coussin d’air. Il a été mis à l’eau l’an dernier, a remporté le grand prix de l’innovation, mais est tombé en quarts de finale. Le bateau léger, également connu, est un bifoiler conçu en 2016. Rapide, mais instable, il est arrivé deuxième l’an dernier, derrière l’équipe de la HEIA-Fribourg. Et puis, vient un troisième bateau. Conçu sur l’idée d’un prao (un voilier indonésien), il est asymétrique, car il ne possède qu’une coque principale et un flotteur latéral. «Nous l’avons conçu au cours de l’année écoulée, il fonctionne et a déjà été testé plusieurs fois, mais nous n’avons pas encore eu le temps de l’optimiser, explique Sébastien Jaffaux, président de l’HydroContest EPFL Team. Du coup, nous ne prendrons sans doute pas le risque de l’utiliser pour la compétition, mais ferons des démonstrations si les nouveaux foils arrivent à temps.»

C’est que les étudiants de l’EPFL ont déjà une idée en tête. L’année prochaine, ils passeront sur le projet Swiss Solar Boat et utiliseront leurs prototypes actuels comme des plateformes de tests pour participer en 2020 à la Monaco Solar & Energy Boat Challenge, une autre compétition internationale d’étudiants dans laquelle, cette fois, le bateau est piloté par une personne et mesure plus de 6 mètres.

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