Nouveau PRN consacré aux origines et au futur du langage

Le nouveau Pôle de recherche national (PRN) intitulé ’Evolving Language’ a pour objectif d’étudier les origines et l’évolution du langage, ainsi que de découvrir de nouvelles façons d’aborder ses pathologies. Co-piloté par les universités de Zurich (UZH) et de Genève (UNIGE), il fait partie d’une nouvelle série de Pôles de recherche nationaux annoncés ce matin à Berne. Primatologue à l’Université de Neuchâtel, Klaus Zuberbühler est le troisième membre de la direction de ce PRN aux côtés de Balthasar Bickel à l’UZH et d’Anne-Lise Giraud à l’UNIGE. Le PRN ’ Evolving Language ’ sera financé à hauteur de 34,6 millions de francs pour sa première phase de quatre ans.

Le langage, son fonctionnement et son développement sont encore mystérieux. ’En même temps, la langue subit des changements fondamentaux en raison des progrès technologiques et de la numérisation’, relève Balthasar Bickel, professeur à l’Université de Zurich et co-directeur du PRN. Cela a des conséquences sociales, psycholo­giques et évolutionnaires qui sont aujourd’hui à peine comprises. De nouvelles possibilités numériques, des bases de données de connais­sances en ligne et de nouveaux développements dans le domaine de l’intelligence artificielle modifient la manière dont le langage est uti­lisé, appris et développé.

Le PRN ’Evolving Language’ va examiner le développement du lan­gage plus largement que tout autre centre de recherche à ce jour, en misant sur une approche interdisciplinaire qui réunit des groupes de recherche issus des domaines des sciences humaines (éthique, lin­guistique), de la biologie, des neurosciences, de la psychologie et des sciences informatiques.

A l’Université de Neuchâtel, ce PRN permettra d’approfondir les aspects sociaux du langage étudiés par le Centre en sciences cognitives. Les thèmes abordés vont des prémisses du langage chez les grands singes jusqu’au processus d’apprentissage du langage chez les jeunes enfants.

Le PRN ’Evolving Language’ est hébergé par l’Université de Zurich (15 groupes de recherche) et par l’Université de Genève (10 groupes de recherche). Le réseau national comprend également trois groupes de recherche de l’Université de Neuchâtel, deux de l’ETH Zurich et de l’EPFL et un groupe de recherche des universités de Bâle, Fribourg et Lausanne. L’IDIAP (Institut de recherche en intelligence artificielle perceptive, Mar­tigny) est également impliqué dans le projet avec deux groupes de re­cherche.


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