Participation de la secrétaire d’État Martina Hirayama à la réunion informelle des ministres européens sur la compétitivité dans le domaine de la recherche et de l’innovation

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La secrétaire d’état Martina Hirayama a pris part à la réunion informelle des ministres de la recherche et de l’innovation des États membres de l’UE qui a eu lieu les 21 et 22 juillet 2022 à Prague (République tchèque). Les participants à cette réunion, organisée deux fois par an, ont échangé sur deux questions politiques différentes: les synergies dans le cadre du financement de la recherche et de l’innovation en Europe et les mesures envisageables dans le domaine de la recherche et de l’innovation en réaction à l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine. De plus, la secrétaire d’état a mené des entretiens bilatéraux avec les représentants de la Roumanie, de la Finlande, de la Norvège et de la Lituanie.

L’objectif de la discussion autour des synergies dans le cadre du financement de la recherche et de l’innovation en Europe était la levée des barrières lors de la participation à des programmes de l’UE différents et complémentaires. Le développement de synergies permettra à la recherche et à l’innovation de jouer un rôle encore plus important dans les réponses qui seront apportées aux grands défis sociétaux, écologiques et économiques.

La secrétaire d’état à la formation, à la recherche et à l’innovation Martina Hirayama a présenté les piliers du système de recherche et d’innovation suisse. Elle a mis en évidence l’approche s’appuyant sur les acteurs de terrain dans la politique publique d’encouragement de la recherche et de l’innovation et mentionné par ailleurs l’importance de la recherche fondamentale pour la Suisse. Dans le contexte européen, la secrétaire d’état a insisté sur le fait que les synergies avec d’autres programmes ne devaient pas remettre en question la priorité donnée aux activités de recherche et d’innovation dans l’utilisation des fonds disponibles en faveur du programme-cadre de l’UE pour la recherche et l’innovation. Elle a en outre souligné que la Suisse était prête à entamer des négociations en vue d’une association au paquet Horizon 2021-2027, évoquant à cette occasion le déblocage par le Parlement, à la fin de l’année 2021, de la deuxième contribution de la Suisse en faveur de certains États membres de l’UE. Le dernier point abordé a été la nouvelle approche du Conseil fédéral, qui prévoit une intensification des discussions exploratoires avec l’UE concernant les questions institutionnelles.

Lors de cette réunion informelle, les ministres ont aussi discuté de la situation actuelle en Ukraine et se sont plus particulièrement penchés sur la manière de mobiliser des moyens financiers en vue de la reconstruction de l’écosystème du domaine de la recherche et de l’innovation dans le pays. Ils se sont notamment entretenus sur les pratiques qui ont fait leurs preuves dans leurs pays respectifs et qui pourraient être reprises pour soutenir les chercheurs en Ukraine.

La secrétaire d’état Martina Hirayama a également fait référence à la Déclaration de Lugano, un document élaboré il y a peu de temps à titre de premier cadre du processus politique de reconstruction de l’Ukraine. Cette déclaration a été approuvée par l’Ukraine et la Suisse, avec le soutien de leurs partenaires internationaux, à l’issue de l’Ukraine Recovery Conference qui s’est tenue début juillet 2022.

Parallèlement à la réunion, la secrétaire d’état a échangé, notamment dans le cadre d’entretiens bilatéraux, avec le ministre roumain de la recherche, de l’innovation et de la numérisation, Sebastian Burduja, avec le vice-ministre lituanien de l’éducation et des sciences, Gintautas Jak¨tas, avec le secrétaire d’état norvégien à l’éducation et à la recherche, Oddmund Lökensgard Hoel, et avec la secrétaire d’état finlandaise à l’économie, Ann-Mari Kemell. Ces discussions ont porté sur la coopération bilatérale avec les pays concernés dans le domaine de la recherche et de l’innovation et sur l’association de la Suisse à Horizon Europe.

Statut de la Suisse dans Horizon Europe
La Suisse est considérée jusqu’à nouvel avis comme un pays tiers non associé pour la participation au programme-cadre de recherche et d’innovation de l’UE Horizon Europe et aux programmes et initiatives qui y sont liés. Compte tenu de ce statut, les chercheurs de Suisse peuvent, dans une certaine mesure, participer aux mises au concours. Ils ne reçoivent plus de financement de la Commission européenne, mais bénéficient d’un financement direct de la part de la Confédération. Une association de la Suisse à Horizon Europe dans les meilleurs délais reste l’objectif déclaré du Conseil fédéral.


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