Marisa Medarde et Tian Shang au diffractomètre à neutrons DMC. Avec cet appareil, Shang a découvert où se trouvent les atomes dans le réseau cristallin et à quelle distance ils sont les uns des autres. (Photo: Institut Paul Scherrer/Markus Fischer)
Un nouveau matériau pour des mémoires informatiques peu énergivores réussit à atteindre la température de fonctionnement d'un ordinateur Les multiferroïques sont considérés comme les matériaux miracle des mémoires informatiques du futur - pour autant que l'on arrive à conserver leurs propriétés particulières aux températures de fonctionnement d'un ordinateur. Des chercheurs de l'Institut Paul Scherrer PSI et leurs collègues de l'Institut Laue-Langevin ILL à Grenoble viennent d'y parvenir. Ils ont ainsi fait franchir à ce matériau un pas décisif en direction de la faisabilité. L'utilisation de matériaux multiferroïques devrait permettre l'avènement d'ordinateurs moins énergivores, car avec eux, il suffirait d'un champ électrique pour assurer le stockage magnétique des données. Or la production de ce champ électrique nécessite beaucoup moins de courant et de refroidissement qu'il n'en faut dans les mémoires magnétiques conventionnelles. Les multiferroïques réunissent des propriétés magnétiques et électriques, ce qui en fait des matériaux particulièrement rares. La plupart des matériaux de ce genre présentent ces deux propriétés uniquement à des températures largement inférieures à 0°C.
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