Depuis plus de 7 ans, Medusoil développe des liants dont l’impact CO2 est au moins de 55% inférieur à celui du ciment classique qui est lui composé de 80% de calcaire et de 20% d’argile cuits à très haute température. Une fois appliqué,le biociment peut servir une variété d’applications géotechniques et de construction, comme consolider les digues et les sols exposés à l’érosion du vent, mais aussi les lieux propices au glissement de terrain, aux séismes ou soumis au trafic routier lourd. Dans un Enfin, ce biociment peut être réutilisé, il favorise ainsi l’économie circulaire. L’étude parue dans Scientific Reports rappelle que ce procédé de fabrication naturel a le potentiel d’être appliqué à large échelle et d’aider le secteur de la construction à changer de paradigme en matière de durabilité.
Usine de production
La start-up a franchi en 2024 une nouvelle étape pour atteindre cet objectif en inaugurant une usine de production à Molondin, dans la région d’Yverdon-les-Bains. «Avec notre capacité de production de 400’000 litres de biociment par an, nous pouvons, par exemple, stabiliser 5 kilomètres de berge de rivière contre l’érosion», illustre Vincent Laurençon, directeur des opérations de Medusoil. Une usine mobile complète ce dispositif, afin de recourir à des matières premières locales. Transportable par camion, ce dispositif a déjà permis de consolider récemment des routes en Roumanie. La start-up continue d’appuyer son développement sur une recherche de pointe et mène cette année des projets en France, au Moyen-Orient et aux Pays-Bas.
Références
Dimitrios Terzis, Camilla Perego, Margherita Cappa, Elisa Pianta, Federica Mauri, Pamela Principi, "Biocementation beyond the Petri dish, scaling up to 900 L batches and a meter-scale column", Scientific Reports, 24 January 2025. https://doi.org/10.1038/s41598-025-87074-9