Defying Gravity: les étudiants simulent un voyage spatial

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© Justine Willa, ECAL

© Justine Willa, ECAL

Le projet Asclepios  vous invite à imaginer un voyage dans l’espace à travers une nouvelle exposition  au EPFL Pavillions du 4 au 23 Mai.

Si le nom d’Asclepios se réfère au dieu grec de la médecine, devenu la figure centrale dans la constellation du Serpentaire, il désigne ici un projet initié en août 2019 qui vise à organiser une mission analogue simulant une expédition spatiale. Le projet Asclepios est rattaché à l’association [email protected] active à l’EPFL dont l’objectif est de rendre les sciences spatiales plus accessibles au public. Il s’agit d’une des premières initiatives dans le monde à proposer une mission analogue entièrement faite par des étudiantes et étudiants, pour des étudiantes et étudiants, avec l’aide d’institutions académiques, de scientifiques ainsi que de l’industrie. Asclepios a collaboré avec CDH Culture et EPFL Pavillons pour partager leur expérience avec le grand public à travers une exposition du 4 au 23 Mai au EPFL Pavillons, Pavillon A, Defying Gravity.

Sur les deux murs de projection, Asclepios présente une frise visuelle retraçant son histoire et les dynamiques qui l’ont menée à préparer sa première mission prévue en juillet 2021. Photos et vidéos immergent les visiteurs dans les environnements de la mission: ses entraînements dans un lac gelé ou encore les tunnels de sa base. Elles induisent aussi une réflexion sur le contexte de la capture de ces images.

De manière plus large, Defying Gravity fournit une réflexion sur ce qui est mis en jeu en deçà d’une première mission. Il s’agit en effet d’imaginer puis de réaliser le difficile passage de la réalité à la fiction. Un astronaute analogue, par définition, ne se trouve pas vraiment sur la Lune. Et pourtant, en pratique, il doit se convaincre que c’est le cas, c’est-à-dire que l’environnement lui-même est spatial, donc inhospitalier. Cette exposition propose donc ce voyage mental et conceptuel, prélude à une réalité vécue.

Par ailleurs, et en un complément original, Defying Gravity est l’occasion de mettre en avant les collaborations artistiques que le projet a su tisser, inspirant le peintre genevois Nicolas Fournier  et l’étudiante en photographie Justine Willa.

Nicolas Fournier, artiste diplômé en 1994 de l’Ecole Supérieure d’arts visuels (HEAD) de Genève, suit de près les expériences d’Asclepios. Pour l’exposition, il a réalisé Space Launch System, une frise picturale de 910 x 126 cm qui, installée sur la table lumineuse centrale, devient une sorte de rampe de lancement à l’horizontale du projet d’Asclepios. Formellement, elle est un quasi monochrome réalisé avec une couleur préparée à base de bleu de Prusse et de brun Van Dyck. Elle met en scène de manière symétrique de multiples représentations se rapportant à des engins spatiaux, des figures de scientifiques, un centre spatial, des météorites, un astéroïde, une éruption solaire, un cratère volcanique, une aurore australe. Elle y insère des éléments de l’actualité avec des représentations de virus, ou de la réalité terrestre comme des pêcheurs d’ambre en mer Baltique. Evoquant les illustrations d’ouvrages de science fiction ou des séquences cinématographiques, cette gigantesque peinture est une oeuvre magistrale qui compose le récit imaginaire d’une mission terrestre et cosmique autant qu’artistique. 

Quant à Justine Willa , elle explore par la vidéo et la photographie les rapports que la mission en préparation peut entretenir avec des fictions mentales. 

Pour les visites sur place: en raison des restrictions sanitaires, les visites sur place sont limitées à 15 visiteurs par heure. Veuillez utiliser ce lien pour réserver votre visite à l’avance, afin de garantir la disponibilité de votre date et heure préférées.

Véronique Mauron, CDH-Culture