Déchiffrer le code des récepteurs olfactifs
Chez les animaux, de nombreux comportements sont régis par la perception olfactive de leur monde environnant. Que ce soit au niveau du nez du mammifère ou des antennes de l'insecte, la perception résulte de l'activation combinée de multiples récepteurs qui y résident. Pouvoir identifier l'ensemble des récepteurs stimulés par une odeur donnée constituerait une étape clé pour déchiffrer le code qui déclenche ces comportements. A cette fin, un outil qui fournit une signature olfactive complète correspondant à n'importe quelle odeur a été développé en Facultés des sciences et de médecine de l'Université de Genève. Publiée dans la revue Nature Neuroscience , cette approche permet d'identifier des milliers de récepteurs chimiosensoriels, dont, potentiellement, ceux qui induisent des réponses prédéterminées chez des animaux nuisibles, vecteurs de maladies, ou des parasites. Si l'on sait que les moustiques nous repèrent grâce au gaz carbonique que nous rejetons, ou que les saumons retrouvent leur rivière natale en reconnaissant sa signature olfactive, on connaît mal les récepteurs activés par ces stimuli. Il en va de même pour la majorité des substances odorantes perçues par les mammifères, ainsi que des phéromones, qui induisent ou inhibent un comportement spécifique. De l'humain à la mouche, les animaux se construisent une représentation odorante du monde qui les entoure grâce à l'excitation sélective et combinée de récepteurs présents dans leurs organes sensoriels. Au nombre de quelque 400 chez l'humain et 1100 chez la souris, les gènes qui codent pour ces chimiosenseurs constituent le groupe de gènes le plus grand et diversifié des mammifères. Comment profiter d'une découverte



