Fortune de l’Université de Lausanne : une gestion toujours plus responsable

Depuis une dizaine d’année, l’Université de Lausanne développe une politique d’investissement responsable qui intègre des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) en collaboration avec le Département de finance de HEC et la Banque Cantonale Vaudoise (BCV).

Une fortune acquise au fil du temps

En complément de son budget ordinaire, essentiellement constitué de subventions cantonales et fédérales ainsi que de fonds de recherches, l’Université de Lausanne dispose également d’une fortune acquise au fil du temps (donations, reliquats de fonds de recherche, ...). Celle-ci est confiée à la Gestion des biens universitaires vaudois (GBUV) qui gère en commun les biens de l’université et de diverses fondations associées, avec des actifs totaux atteignant plus de 271 millions de CHF dont 242 millions de CHF appartenant à l’Université de Lausanne (au 31 décembre 2024).

Première analyse ESG et charte d’investissement responsable

En 2017, une première évaluation détaillée de la prise en compte des critères ESG dans le portefeuille de la GBUV est réalisée. Globalement, les résultats sont plutôt positifs avec une note B+ (sur une échelle allant de D à A+) en phase avec l’index de référence (MSCI Europe Index). L’analyse relève une faible exposition à des secteurs sensibles ainsi que l’absence d’une politique explicite d’investissement responsable.

Afin d’améliorer la performance ESG de son portefeuille, l’Université de Lausanne entre alors en discussion avec la GBUV et la BCV qui gère au quotidien sa fortune. Il en résulte l’adoption en 2019 d’une Charte d’investissement responsable ainsi que le lancement d’un partenariat entre la BCV et l’Université de Lausanne afin de renforcer la recherche appliquée sur l’intégration des critères ESG. Cette collaboration, qui se poursuit, est portée par le Center for Risk Management - Lausanne (CRML) de HEC.

Revoir la vidéo sur ce partenariat UNIL-BCV : https://youtu.be/IfNcp4j­Fckg’si=mq32GT­Dq7RtItc0J

Une amélioration constante

La mise en application des critères fixés dans la charte et les efforts continus de la BCV pour améliorer la performance ESG des placements de la GBUV portent leurs fruits.

Ainsi, une nouvelle analyse ESG détaillée du portefeuille, réalisée en 2022, relevait que -par rapport à l’audit effectuée en 2017, la qualité durable s’est renforcée par l’introduction de fonds ESG dans la plupart des classes d’actifs-. Cela se traduit par une note globale de A (contre B+ en 2017). En parallèle à l’exclusion de secteurs problématiques (tant au niveau environnemental qu’éthique), la GBUV a également progressivement augmenté ses investissements dans des secteurs durables tel que les énergies renouvelables. Cette note globale de A a été confirmée en 2024 et 2025.

En 2025, la GBUV a complété l’analyse avec une étude du CRML de HEC qui poursuit ses recherches sur les investissements ESG, notamment en développant une méthodologie pour évaluer le score ESG des actifs immobiliers (PRESS scores). L’audit se base essentiellement sur la méthodologie MSCI qui établit un classement comparant le portefeuille évalué avec d’autres similaires. Avec une note de AA (contre A pour le benchmark), la GBUV se positionne dans la catégorie des leaders dont la performance est exemplaire.

Ce rôle de leader se concrétise notamment au travers de la collaboration continue avec la BCV qui permet de diffuser les bonnes pratiques développées à l’Université de Lausanne et de les étendre progressivement à d’autres portefeuilles institutionnels gérés par la BCV. En complément, la GBUV a également rejoint l’Engagement Pool de la Fondation Ethos à qui elle délègue ses droits d’actionnaire afin d’engager le dialogue sur des thèmes ESG variés avec des entreprises en Suisse et à l’international.

« Le positionnement clair de l’Université de Lausanne et le travail de fond réalisé par la GBUV ont permis en quelques années d’améliorer notablement la performance ESG du portefeuille. La principale marge de progression se situe au niveau de la part d’investissement d’impact. »

« La durabilité ne s’arrête pas à la gestion du campus, elle concerne l’ensemble des activités de l’université, y compris les aspects moins visibles comme la gestion de fortune. En alliant son expertise académique à l’expérience de la BCV, l’Université de Lausanne contribue activement à la transition écologique de la société. »