Fribourg : une zone sismique qui s’ignore
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Des tremblements de terre de 6 sur l'échelle de Richter ne peuvent pas être totalement exclus dans l'agglomération fribourgeoise. Une étude de l'Université de Fribourg vient de le démontrer. En cause: la présence d'une faille à proximité de la ville. La ville de Fribourg a beau ne pas être juchée au bord de la faille de San Andreas, elle n'en est pas moins exposée aux tremblements de terre. La thèse de doctorat de Naomi Vouillamoz révèle que des séismes de magnitude supérieure à 5 sur l'échelle de Richter sont possibles dans l'agglomération de Fribourg. Cette étude est intéressante à plus d'un titre: d'une part, elle permet de mieux évaluer les risques sismiques encourus par la centrale nucléaire de Mühleberg et, d'autre part, elle jette une lumière nouvelle sur le potentiel géothermique de la région. Une méthode de travail novatrice De mémoire d'homme, il n'y a pas eu de tremblements de terre cataclysmiques dans le canton de Fribourg. L'activité sismique y existe pourtant bel et bien, mais encore faut-il pouvoir la remarquer! De 2010 à 2013, à l'aide d'outils d'analyse sismique à la pointe de la recherche, Naomi Vouillamoz a pu observer plus de 300 événements sismiques, tous générés à faible profondeur (environ 2 km). Ceux-ci témoignent de l'existence d'une zone de faille active d'une longueur de 5 à 10 km. Une structure géologique qui n'est pas sans rappeler celle de la Vuache, près d'Annecy, qui a provoqué, en 1996, un tremblement de terre de magnitude 5,3 et d'importants dégâts matériels. Conséquences pour le nucléaire et la géothermie


