Peau à écailles d’un chevesne (Squalius cephalus), peau nue d’un poisson-chat (Ictalurus punctatus) et peau avec armure osseuse d’un poisson-chat cuirassé (Pterygoplichthys multiradiatus).
Peau à écailles d'un chevesne (Squalius cephalus), peau nue d'un poisson-chat (Ictalurus punctatus) et peau avec armure osseuse d'un poisson-chat cuirassé (Pterygoplichthys multiradiatus). UNIGE - Des chercheurs de l'Université de Genève sont remontés dans l'arbre généalogique des poissons à nageoires rayonnées afin de reconstituer l'évolution des structures protectrices de leur peau. Assimilée aux écailles, la peau des poissons peut également être nue ou constituée d'une structure osseuse qui forme une cuirasse, parfois même recouverte de dents. Mais comment cette peau a-t-elle évoluée à travers les âges? Afin de répondre à cette question, des chercheurs de l'Université de Genève (UNIGE) ont reconstitué l'évolution des structures protectrices de la peau chez les poissons, remontant à l'ancêtre commun des poissons à nageoires rayonnées, il y a plus de 420 millions d'années. Ils ont ainsi découvert que seuls les poissons ayant perdu leurs écailles pouvaient développer une cuirasse osseuse, et que l'état de protection de leur peau influait sur le choix de leur habitat en eau pleine ou dans les fonds marins. Cette étude, publiée dans la revue Evolution Letters , apporte une nouvelle explication de l'incroyable diversité de cette lignée de poissons, qui compte plus de 25-000 espèces. Les poissons à nageoires rayonnées, comme les poissons-chats ou les poissons rouges, constituent la lignée la plus diversifiée de vertébrés sur Terre, avec pas moins de 25-000 espèces, soit la moitié des vertébrés de la planète.
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