Gaz à effet de serre : après les vaches, les larves !
Chaoborus spp est une espèce de petite mouche que l'on trouve partout dans le monde, sauf en Antarctique. Lors de son cycle de vie, elle passe entre un à deux ans sous l'eau à l'état larvaire, dans des lacs de moins de 70 mètres de profondeur. Durant cette période, la larve passe ses journées dans les sédiments du fond du lac, et remonte la nuit à la surface pour se nourrir. Afin d'effectuer ses aller-retour, elle possède des sacs d'air qu'elle module en fonction du déplacement désiré. Des scientifiques de l'Université de Genève, en collaboration avec l'IGB à Berlin, Swansea University et Potsdam University, ont découvert que Chaoborus spp utilise également le méthane qu'elle trouve dans les fonds des lacs pour l'aider dans ses déplacements, le relâchant ensuite dans les eaux de surface, augmentant les chances de ce gaz de rejoindre l'atmosphère. Cette recherche, à lire dans la revue Scientific Reports , démontre ainsi le rôle négatif joué par ces larves dans le réchauffement climatique, mais aussi dans la perturbation des couches sédimentaires des fonds lacustres. Le cycle de vie de la petite mouche Chaoborus spp est déjà connu depuis presqu'un siècle.



