La petite grenouille verte d’Europe (Pelophylax lessonae) figure parmi les 28 espèces étudiées. - Christophe Dufresnes (DEE, UNIL)
Une étude révèle qu'au cours de leur évolution, les grenouilles de la famille des ranidés ont changé de chromosomes sexuels à au moins treize reprises. Il s'agit du plus fort tournus documenté chez les vertébrés. Contrairement à l'Homme et aux autres mammifères, les ranidés utilisent au minimum cinq paires de chromosomes sexuels différents. Chez la grenouille rousse, l'amphibien le plus commun de Suisse, le gène principal qui détermine le sexe d'un individu - mâle ou femelle - se trouve par exemple sur la paire de chromosomes 1. Chez sa cousine verte, il se situe sur la paire 3. Ceci indique qu'au cours de leur évolution, certaines espèces ont divergé de leur ancêtre commun pour changer de chromosome sexuel. En réalisant un arbre phylogénétique, un schéma qui montre les liens de parenté entre 28 espèces de ranidés, Daniel Lee Jeffries et Guillaume Lavanchy, respectivement postdoctorant et doctorant au Département d'écologie et évolution de la Faculté de biologie et de médecine de l'Université de Lausanne, ont pu quantifier et dater ces transitions.
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