Estimer le potentiel des pompes à chaleur géothermiques en Suisse
Une doctorante de l'EPFL a déterminé l'énergie maximale théorique que les cantons de Vaud et de Genève peuvent extraire de leur sous-sol grâce aux pompes à chaleur géothermiques. En estimant la surface disponible et en simulant virtuellement la production des installations, elle constate que l'usage exclusif de cette technologie, au fort potentiel en zone rurale, ne serait pas suffisant en ville. Les Suisses sont parmi les meilleures élèves d'Europe pour le chauffage domestique grâce à la géothermie. En 2019, l'Office fédéral de l'énergie comptabilisait 101 600 pompes à chaleur verticales dans le pays, la « plus forte concentration au kilomètre carré dans le monde ». Ces systèmes souvent installés dans les jardins puisent la chaleur du sous-sol au moyen de sondes pouvant atteindre jusqu'à 400 mètres de profondeur, et où circule un liquide en circuit fermé qui remonte la chaleur à la surface. L'avantage du système, qui bénéficie surtout aux maisons et immeubles, est sa faible emprise sur l'environnement. Il est également performant toute l'année, grâce à la stabilité de la source de chaleur en profondeur.



