Le laboratoire qui fait le pari du «low-tech»
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De la chapelle Saint-Loup, à Pompaples, au futur Pavillon du Théâtre de Vidy, le Laboratoire d'Yves Weinand innove en s'inspirant d'un matériel millénaire: le bois. Un ouvrage destiné aux chercheurs et aux acteurs du secteur en relate les découvertes les plus importantes. Inspirées de l'origami, de la vannerie et de l'histoire de la charpente, les structures innovantes développées au Laboratoire de construction en bois (IBOIS) de l'EPFL associent le «low-tech» du bois à une conception architecturale durable, moderne, esthétique et non standardisée. Après plus de 10 ans de recherche à l'EPFL, Yves Weinand, son directeur, publie un ouvrage de bilan. Son but? Faire connaître les découvertes de son laboratoire et convaincre les acteurs du secteur que les technologies du bois ont encore un bel avenir devant elles. Quelle a été votre priorité lors de votre arrivée à l'EPFL en 2005' Afin d'accroître l'utilisation de bois pour la construction, nous avons cherché à associer ce matériau à une expression architecturale contemporaine. Nous souhaitions faire oublier l'image traditionnelle du chalet qui lui est souvent associée. Pour cela, il fallait séduire les architectes avec un design intéressant. Jusqu'en 2010, les premières thèses du laboratoire ont ainsi développé des outils informatiques de mise en forme couplés à des nouvelles méthodes de construction pour le bois. Ces outils ont permis d'élargir le champ d'application des nouveaux produits dérivés du bois. Ils sont apparus sur le marché il y a une vingtaine d'années et ont ouvert un nouveau champ de recherche dans la construction en bois. Quelles sont les particularités de ces matériaux?



