Comment transformer les anciens bâtiments énergivores?
L'architecture vit un important changement de paradigme: les bâtiments doivent passer de consommateurs à producteurs d'énergie. Leur rénovation pose dès lors de nombreux défis. A travers une publication et un nouvel enseignement, des chercheurs de l'EPFL démontrent le caractère décisif de cet enjeu. Les systèmes de chauffage, de climatisation et de confort acoustique sont déterminants dans la conception d'un bâtiment. Ces éléments occupent aujourd'hui une grande partie des soucis des architectes chargés de proposer des bâtiments peu gourmands en énergie. Ces mêmes enjeux se présentent à eux lorsqu'ils doivent rénover des édifices conçus à une époque où les dépenses énergétiques n'étaient pas considérées comme un enjeu planétaire. Le confort et ses technologies restent toutefois négligés par l'histoire de l'architecture du XXème siècle. Une publication et un nouvel enseignement entendent y remédier. En traitant de «l'histoire du confort», deux chercheurs du Laboratoire de techniques et sauvegarde de l'architecture moderne (TSAM) ont en effet ouvert un nouveau champ d'étude. Giulia Marino, collaboratrice scientifique, a reçu en 2016 le prix de la meilleure thèse de doctorat de l'EPFL en abordant ce sujet. Elle donnera à ce propos, au semestre prochain, un cours destiné aux étudiants de master en architecture. Franz Graf, professeur associé, est co-auteur avec Giulia Marino d'un ouvrage publié en 2016 sur ce thème. Entretien. Que regroupe le terme de «confort» dans votre approche?



